Monde en péril

9102012

Pour lever les dangers qui menacent sa survie, le monde devrait momentanément mettre au placard les économistes.
L’heure est à la réhabilitation du Politique et, au-delà, à la reflexion sur les principes fondamentaux devant être privilégiés dans l’avenir pour que soit efficacement régulée l’activité humaine sur terre.
La science politique s’est arrêtée au modèle démocratique dont tout le monde convient aujourd’hui qu’il a montré ses limites tant à l’intérieur des Etats qu’à celui de l’ensemble du monde. La légitimité déterminée par les lois de l’arithmétique a largement fait la preuve de ses limites.
A la science politique alors, soutenu par la philosophie et partant du capital-historique accumulé, de faire oeuvre d’innovation à son tour pour aider le monde à devenir la cité idéale rêvée par nos anciens.
Le salut du monde ne pourra ainsi passer que par l’avènement d’une société « éthique » qui fera table rase du modèle « ethnique » aujourd’hui prédominant.

 




La « protestocratie » ou le modèle de l’impasse en politique.

20022012

Le monde arabe est sens dessus dessous. La rue a fini par prendre le pouvoir. Les manifestations massives et souvent réprimées dans le sang ont fini par venir à bout de régimes dictatoriaux considérés jusque là comme indéboulonnables. La Tunisie, puis l’Egypte, la Lybie et le Yémen sont tombés. Qui l’eût cru ? Mais c’est oublier que trop de misère et de confinement durable des peuples dans un statut de sujets dépourvus de droits économiques, culturels et sociaux ne pouvaient raisonnablement laisser présager d’autre issue que celles-là. La fin de l’histoire était facile à prédire. L’issue était inéluctable.

Lorsque la liberté est réduite à sa plus simple expression, lorsque la misère est profonde et que les inégalités sociales sont criantes, lorsque le désordre économique est érigé en système de gouvernance, lorsque la justice est défaillante, que l’administration est rongée par la corruption et que la classe politique agit plus dans une logique de gestion de fonds de commerce que dans un souci éthique de représentation et de défense des intérêts des citoyens alors, de toute évidence, la fin  ne peut raisonnablement être qu’inévitable.

Aujourd’hui, la Tunisie, l’Egypte, la Lybie et le Yémen se sont débarrassés de leurs dirigeants despotes. Pour autant, qu’ont donc apporté de palpable ces révolutions printanières aux populations de ces pays, du moins à celles et à ceux d’entre elles qui portent la marque des blessures profondes infligées par les régimes déchues ? Et passé l’enthousiasme provoqué par l’image éphémère d’un tyran prenant la fuite ou d’un autre se faisant massacrer par ceux-là même qu’ils dirigeaient de mains de fer, quel bénéfice concret ces peuples tirent-ils désormais de « l’ordre » nouvellement établi ?

Alors qu’ici et là, on fête déjà le premier anniversaire de la révolution, on ne peut qu’être marqué de voir que sur le terrain, plus d’une année après, en Tunisie, en Egypte, en Lybie et au Yémen, la situation politique et sociale reste confuse et, plus grave encore, les économies sont à genoux. Les plaies semblent tellement ouvertes et les moyens à mettre en œuvre pour redresser tout ce qui mérite de l’être d’une ampleur telle que l’avenir y apparaît incertain, voire imprévisible. Quel prix ces peuples devront-ils payer encore pour que leurs idéaux se traduisent dans leur quotidien par des acquis réels, des avancées sur la voie des rêves légitimes qu’ils nourrissaient sous l’empire de la terreur ?

Au-delà de responsabilité historique de ceux qui se sont rendus coupables de conduire leur pays vers l’impasse, se pose désormais, et dans l’urgence, la question de l’avenir immédiat de peuples se retrouvant dans des situations inédites.  Sortir d’un chaos pour se retrouver pris au piège d’un nouveau chaos serait terrible.

Observer ce qui se passe et en tirer les enseignements dans l’urgence auraient au moins une double vertu. Faire comprendre tout d’abord aux états qui continueraient de se complaire dans des systèmes qui tournent le dos à l’avenir que, les mêmes causes produisant généralement les mêmes effets, de continuer d’agir comme si de rien n’était leur serait purement et simplement fatal. Mais aussi, et surtout, trouver les outils à même de permettre aux états qui ont fait leurs révolutions de retrouver la sérénité, la paix et la concorde social.  

Protester pour protester ne peut être, in fine, qu’un pis aller s’il ne reste plus d’institutions pour reconstruire ce qui a lieu de l’être. En cela, la « protestocratie » ne peut pas constituer un modèle viable.




Le trou noir

28102011

Il est des périodes dans la vie où la violence des évènements qui vous frappent vous laissent sans voix. Votre énergie est toute confisquée. Pas la moindre ressource pour s’arrêter sur une idée, pour aligner deux phrases. Alors, le silence s’installe. 




Le monde est devenu fou. Au secours, les poètes …

5042011

Un brin de poésie…les bruits de bottes, les drames et la misère qui frappent une partie du monde, souvent par la faute de l’autre partie du monde, m’exaspèrent. Aujourd’hui, je voudrais être autiste et ne me rendre compte de rien de ce tout qui se passe autour de moi. J’ai la nostalgie du temps où les poètes étaient rois, magiciens faiseurs de rêves.   Entre lire un poème portant en lui la quintescence de la beauté des âmes et regarder, hagard, ces chaînes satellitaires spécialisées dans la diffusion en boucle de tout ce que l’humanité peut produire de pire, mon choix est vite fait.  Bien triste humanité.

Demain, dès l’aube…

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.




Les militants de la toile…ces militants du dimanche.

19012011

Vociférer, voilà tout ce dont ils sont capables. Les yeux rivés sur leurs écrans, ils se regardent, se lisent, se délectent de leur génie et se surprennent chaque jour à se découvrir encore plus brillants, plus percutants et plus téméraires qu’ils ne l’ont été la veille. La vérité est au bout des doigts qu’ils promènent sur les touches du clavier de leur ordinateur. La vérité est une : elle est celle là qui émane de leur génie supérieur. Nulle place au doute et point de temps à perdre à échanger avec les contradicteurs.

Qu’il semble lointain le temps où le militant forçait le respect par la force de son engagement. Son combat était mené sur le front au péril , souvent, de sa liberté…voire de sa vie. Force est de reconnaître que les temps ont aujourd’hui fortement changé au point que pour être gagnées, les batailles et les combats n’ont plus besoin de ce type de militant. La crédibilité, l’authenticité, la tenacité et la pugnacité font que le simple charisme d’hommes et de femmes d’exception suffit souvent à changer le cours des choses. Ceux-là ne vocifèrent pas car leurs convictions apparaissent d’une telle légitimité qu’il n’est nul besoin de vociférer pour en convaincre les autres.

En cela, l’histoire démontre que plus la cause est légitime et moins il est utile de vociférer pour s’en faire l’avocat. A contrario, et à l’échelle de la toile, plus la défense d’une cause se fait dans la vocifération et moins elle paraît crédible.

Comme ils semblent donc bien arrogants, ceux-là qui du fond de leur confortable fauteuil dans leur salon feutrée, un scotch dans une main et l’autre main se balladant sur le clavier, se consièreraient comme des faiseurs du monde. Parce que militer c’est d’abord faire preuve d’humilité, alors, il faudrait que ces militants du dimanche finissent par se convaincre que le monde sur lequel ils croient agir n’existe que … dans leur tête. Qu’ils ne confondent donc pas la sphère terrestre avec leur sphère cranienne, même si les deux possèdent effectivement la même configuration géométrique.







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