Le parti ver…re

30032007

S’il m’était donné de créer un parti politique, je l’appellerai le parti verre. Oui, j’ai bien dit verre. Je vous vois d’ici vous moquer pensant avoir en face de vous un écologiste nul en orthographe…confondant vert et verre? 

Et bien non, rassurez vous. Je persiste et signe, mon parti s’appellera le parti verre.

Pourquoi donc, me demanderiez-vous? Et bien pour la simple raison que l’idéologie de ce parti s’articulera autour de l’idée que tout verre à moitié rempli doit être observé comme un verre à moitié plein…et jamais comme un verre à moitié vide.

Il y a toujours deux manières de voir les choses. Mon choix se portera toujours sur le regard positif et optimiste…sans qu’il ne soit jamais béat, bien entendu…




The right man at the right place

28032007

J’ai toujours été convaincu, sans avoir pour autant réinventé la roue, que le choix des hommes était déterminant dans la réussite de tout projet. La direction d’un projet requiert chez celui qui s’en voit confier la résponsabilité la réunion de plusieurs conditions.

Il doit tout d’abord avoir la foi dans le succès de sa mission.

Il doit remplir les compétences nécessaires. Ces dernières se définissent en termes d’aptitudes techniques et d’expérience. J’ai toujours été convaincu qu’il ne suffisait pas de sortir d’une grande école pour avoir l’étoffe d’un dirigeant. Cette condition nécessaire n’en demeure pas moins insuffisante. Au delà des critères purement techniques et académiques, le dirigeant doit se prévaloir d’un minimum d’expérience et de la sagesse forgée par les années qui passent. 

Il doit s’avoir s’entourer. Le choix des hommes formant l’équipe dédié au projet ne doit être dicté que par des considérations d’efficacité.

Il doit savoir écouter.

Il doit agir dans la transparence.

Il doit agir dans le respect des autres à quelque niveau de la hiérachie qu’ils se situent. Les temps de l’autoritarisme au sein de l’entreprise sont révolus. La motivation des différents intervenants requiert l’établissement d’un environnement convivial. Il y va de la productivité du projet.

Il doit pouvoir fédérer et pour cela, il doit convaincre tous les acteurs du projet que de l’effort de tous dépend le succès du projet et que le succès de celui-ci est destiné à bénéficier, en retour, à l’ensemble des membres de la communauté.

Il doit avoir l’humilité et solliciter le concours des compétences requises lorsque celles-ci lui font défaut. La science infuse est une vue de l’esprit.

A défaut de remplir ces qualités et d’autres qui ne me viennent pas spontanément à l’esprit, le « mal nommé » sera contre-productif. Et même si, avec le temps, il acquiert ces différentes vertus, et bien cette période passée en apprentissage sera une perte nette pour tous…sauf pour lui.

  




Ces exemples qui nous viennent du sud…

23032007

Décidément, la Mauritanie semble avancer à pas de géant sur le chemin de la démocratie. Après un premier tour des élections présidentielles qui a pris des allures de modèle du genre, voilà que le processus électoral se poursuit dans des conditions qui suscitent le plus grand respect.

Hier, les citoyens Mauritaniens ont eu droit à une première, semble-t-il, dans le monde arabo-africain : un débat télévisé entre les deux candidats au second tour. Les télespactateurs ont ainsi eu l’occasion d’écouter de la bouche de leur futur Président les mesures qu’il prendrait pour sortir le pays de la crise et l’engager sur le sentier de la prospérité au cas où il obtiendrait la confiance de ses compatriotes; ils pourront donc se déterminer et voter en conséquence.

Un « bonheur » n’arrive jamais seul, dit-on…après le pétrole, la démocratie et l’engagement citoyen. J’avoue que, pour le cas, les élections mauritaniennes m’intéressent plus que celles qui se profilent en France ou aux Etats Unis. Comme quoi, il n’est pas toujours utile de se tourner vers le nord pour trouver de l’inspiration. En tous cas, une telle expérience n’est pas sans remplir de fierté l’Africain que je suis.  




Leçon de vie

19032007

Années 1940…rue des Consuls à Rabat, du côté des marchands de tissu et de Hammam Es-Souk. Tous les matins, les boutiques ouvraient leur porte les unes après les autres…sans la moindre précipitation. Les commerçants n’étaient pas encore atteints par cette frénésie du gain qui depuis lors, a rongé nos valeurs. Avant d’attacher de l’importance à leur commerce, ils s’attachaient à soigner la qualité de leur vie. Des plaisirs simples mais combien intenses suffisaient à leur donner infiniment de bonheur…la prière dans la mosquée du quartier à l’appel du muezzin, les réunions de famille, le thé partagé avec les amis, les sorties du côté de Chellah ou du jardin des Oudayas, la traversée en barque vers Salé…

Les commerçants n’étaient pas assaillis par la clientèle. Bien au contraire, les clients étaient si rares qu’il pouvait se passer une journée sans qu’un seul de ces vaillants commerçants ne vende la moindre pièce de tissu ni le moindre « tarbouch ». Les gens étaient d’humble condition. Les affaires ne reprenaient que les veilles de fête lorsqu’il fallait renouveler les habits pour rendre visite aux proches et pour introduire de la joie dans le coeur des enfants.

Rue des Consuls…Un jour…Un matin, après la traditionnelle ouverture des boutiques, un commerçant reçoit un client. Ce dernier fit alors son choix. Après les marchandages d’usage, le prix fut arrêté et notre commerçant emballa la précieuse étoffe avant de recevoir des mains de son visiteur la somme convenue. 

Une heure plus tard…un second client se présente, cette même matinée. Pour faire ses amplettes, et par le plus grand des hasards, il se retrouva nez à nez avec le même commerçant. Celui là même qui avait déjà réalisé une vente. Et bien savez-vous quelle fut la réaction de ce dernier ?

Elle fut toute simple et déconcertante si on la rapporte au contexte actuel. Poliment, et après avoir indiqué à son visiteur que, pour sa part, il avait déjà fait affaire et qu’il en rendait grâce à Dieu, il l’invita à se tourner vers l’un de ses collègues et voisins pour lui donner l’occasion, à son tour, de réaliser sa première vente et lui donner la possibilité de faire recette, ce dont il avait tout autant besoin pour faire face à son humble quotidien. Ce que le client fit.

N’est-ce pas là une belle leçon de générosité que nos anciens nous donnent ?  Je tiens ce fait réél de mon père, paix à son âme. 




La panne sèche

16032007

Je ne me suis jamais soupçonné d’avoir des penchants sadiques mais j’avoue que, pour le cas, la grève des camionneurs et la panique qui s’en est suivie chez les automobilistes de Rabat m’ont procuré un malin plaisir, une joie insidieuse. Tous ces conducteurs faisant le tour des stations de la ville dans l’espoir, souvent déçu, de ne pas trouver de carburant m’amusait sincèrement.

L’évènement était tout de même de taille. Rares sont les fois où l’on a vu les membres d’une profession suivre avec une telle discipline un mouvement de grève. Avec toutes les conséquences, souvent graves, qui ont pu en découler. Des gens dont les voyages ont été rendus difficiles du fait de la grève des chauffeurs de taxi à ceux qui ont été sidérés par l’impact du mouvement sur les prix des légumes au marché du coin, tout le monde a ressenti plus ou moins directement les effets de cette grève.

Pour ma part, et quoique faisant partie du lot des innombrables « victimes » de cette grève, j’avoue n’avoir pas été perturbé outre mesure. D’abord, parce que j’étais assuré que cette crise trouverait son dénouement et, qu’en l’occurrence, la patience était de mise. Mais surtout parce que j’étais convaincu que, quelque part, nous vivions un moment historique. Celui de l’apprentissage de la revendication organisée et intelligente, de la négociation et de cette dynamique qui fait que la décision devra, de plus en plus, se prendre dans la concertation et non plus unilatéralement. Le plaisir procuré par le sentiment que cette grève reflétait, quelque part, un progrès certain (je n’ose pas dire historique) était ainsi infiniment plus grand que la crainte égoïste de tomber…en panne sèche de carburant.

Il est des choses banales en apparence qui ont, si l’on veut bien s’y attarder, plein de profondeur. Je pense à la bande FM nationale. Je ne sais pas si c’est également votre cas, mais pour ma part, j’ai jubilé lorsqu’un matin je me suis rendu compte que l’on pouvait désormais s’y promener. Que le choix était plus ouvert…et que l’on n’était plus condamné, faute de mieux, à supporter l’insupportable. Ouf…qu’est-ce que j’ai respiré ce matin là.

Prions que plein de petites choses comme celles-là continuent de nous tomber sur la tête…tous les jours.

Une chose est certaine et j’en suis convaincu : demain ne ressemblera pas à hier. Les rayons du soleil seront de plus en plus radieux et je m’en frotte les mais par avance…rien que d’y penser.







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