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La panne sèche

16032007

Je ne me suis jamais soupçonné d’avoir des penchants sadiques mais j’avoue que, pour le cas, la grève des camionneurs et la panique qui s’en est suivie chez les automobilistes de Rabat m’ont procuré un malin plaisir, une joie insidieuse. Tous ces conducteurs faisant le tour des stations de la ville dans l’espoir, souvent déçu, de ne pas trouver de carburant m’amusait sincèrement.

L’évènement était tout de même de taille. Rares sont les fois où l’on a vu les membres d’une profession suivre avec une telle discipline un mouvement de grève. Avec toutes les conséquences, souvent graves, qui ont pu en découler. Des gens dont les voyages ont été rendus difficiles du fait de la grève des chauffeurs de taxi à ceux qui ont été sidérés par l’impact du mouvement sur les prix des légumes au marché du coin, tout le monde a ressenti plus ou moins directement les effets de cette grève.

Pour ma part, et quoique faisant partie du lot des innombrables « victimes » de cette grève, j’avoue n’avoir pas été perturbé outre mesure. D’abord, parce que j’étais assuré que cette crise trouverait son dénouement et, qu’en l’occurrence, la patience était de mise. Mais surtout parce que j’étais convaincu que, quelque part, nous vivions un moment historique. Celui de l’apprentissage de la revendication organisée et intelligente, de la négociation et de cette dynamique qui fait que la décision devra, de plus en plus, se prendre dans la concertation et non plus unilatéralement. Le plaisir procuré par le sentiment que cette grève reflétait, quelque part, un progrès certain (je n’ose pas dire historique) était ainsi infiniment plus grand que la crainte égoïste de tomber…en panne sèche de carburant.

Il est des choses banales en apparence qui ont, si l’on veut bien s’y attarder, plein de profondeur. Je pense à la bande FM nationale. Je ne sais pas si c’est également votre cas, mais pour ma part, j’ai jubilé lorsqu’un matin je me suis rendu compte que l’on pouvait désormais s’y promener. Que le choix était plus ouvert…et que l’on n’était plus condamné, faute de mieux, à supporter l’insupportable. Ouf…qu’est-ce que j’ai respiré ce matin là.

Prions que plein de petites choses comme celles-là continuent de nous tomber sur la tête…tous les jours.

Une chose est certaine et j’en suis convaincu : demain ne ressemblera pas à hier. Les rayons du soleil seront de plus en plus radieux et je m’en frotte les mais par avance…rien que d’y penser.







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