• Accueil
  • > Archives pour octobre 2007

Des êtres providentiels…Jilali, Hammou, Eddaouïa et les autres…

31102007

Ils sont là, omniprésents. Quelque soit le magazine que vous feuilletez, le journal dont vous faites défiler les pages ou la chaîne de télé que vous regardez, la probabilité est grande pour que vous les y croisiez. Ils font quotidiennement la une de l’actualité. Ils feraient presque toute l’actualité à eux seuls. Généralement, on les présente par groupe de cent. Ce sont les « cent » qui font bouger le monde. Leurs photos font la une des quotidiens. D’une année sur l’autre, il arrive que quelques visages disparaissent pour céder la place à de nouveaux visages…par une alchimie qu’un profane aurait du mal à déchiffrer.  

Mais la tendance reste lourde. Ce sont grosso modo les mêmes têtes qui s’offrent à nos regards, répétitives. Les surprises sont rares. Les surprises n’arrivent que pour mieux faire admettre la continuité, pour mieux la justifier.

Et de ces visages, dois-je l’avouer, je suis las. Que l’on veuille absolument nous faire prendre des vessies pour des lanternes m’afflige profondément. Qu’à force de matraquage d’images, on veuille nous inculquer, insidieusement, l’idée que les meilleurs d’entre sont très précisément recensés et identifiés me désespère. Que par ricochet, on en vienne à nous « rassurer » sur notre médiocrité relative et notre quasi-inutilité me consterne. Cette vérité imposée provoque en moi un sentiment de profond découragement.

Or, moi, ma conviction est tout autre. Ceux-là qui apportent véritablement des choses positives à leurs semblables agissent hors les feux des projecteurs. Leur souci véritable de l’efficacité et leur abnégation sincère ne leur laissent pas le temps de se prêter à des séances photos. De ces gens là, on ne parle quasiment jamais. Et je les soupçonne d’être si nombreux que je considère que de les ignorer constitue une véritable insulte.

Je suis impressionné par le dévouement de ces jeunes instituteurs qui, dans l’accomplissement de leur mission, acceptent de se fixer dans les régions les plus enclavées du pays pour prendre en charge l’éducation de jeunes enfants qui, autrement, resteraient livrés à eux-mêmes…un véritable sacerdoce. Je pense aussi, dans les mêmes termes et avec la même admiration, à ces professionnels de la santé qui s’acquittent de leurs tâches à dos de mulet pour prodiguer leurs soins à ceux de nos compatriotes qui vivent dans certaines des régions les plus inaccessibles de notre pays. Et ils sont bien d’autres encore à se rendre utile de diverses manières.

J’ai également en mémoire le visage de certains de ces « Marocains d’ailleurs » auxquels une chaîne de télévision nationale a eu l’intelligence de consacrer une bienheureuse émission, des Marocains qui, pour un grand nombre et dans de multiples domaines, font autorité au niveau mondial. Mais il est bien vrai que ceux-là, bien trop occupés par leurs travaux de laboratoire et la préparation de leurs communications scientifiques, se désinteressent totalement de la médiatisation de leur image. L’essentiel, pour eux n’est pas là…il est dans l’efficacité et la capacité à apporter une contribution réelle à l’humanité, à quelqu’échelle que ce soit cette contribution.

S’il est donc une liste à laquelle je voudrais rendre hommage ici, c’est celle des trentes millions de marocains, exclusion faite des cents que l’on connaît déjà.  Ceux-là, qui dans la discrétion et le labeur quotidien apportent, à chaque instant et au moment même où je cherche mes mots, leur petite pierre à l’immense édifice que la communauté s’attache à bâtir. A ceux-là qui se trouvent occupés dans les champs, sur un chantier de construction ou ailleurs, je voudrais dire que, pour moi, ce sont eux qui font le monde. Ce sont eux…les véritables êtres providentiels.   

 

 

 




Maroc au gré des lettres de l’alphabet (I et J)

23102007

I comme Ifrane et Imintanoute

Deux petites villes magnifiques que tout le monde gagnerait à visiter. Je ne comprends pas cette frénésie de nos compatriotes à vouloir absolument s’expatrier lors de leurs vacances alors qu’il y a tant de si belles choses à découvrir de ce côté-ci de la Méditerranée. Ifrane, sous la neige, est une merveille du monde où l’on peut faire le plein d’oxygène. Quant aux spectacle qu’offre Imintanoute, petite ville berbère suspendue entre Chichaoua et Agadir sur le flanc de la montagne, lorsque les amandiers sont en fleurs, il est tout simplement majestueux. 

J comme Jeunesse

La jeunesse du Maroc est un atout auquel nous ne faisons pas suffisamment attention. De la capacité de notre pays à susciter son engagement et à éveiller les vocations dépendra notre propension à relever les divers défis qui nous attendent. En cela, la créativité et le dynamisme dont font preuve nombre de nos jeunes concitoyens poussent à l’optimisme. L’éducation reste donc un chantier prioritaire. Quand on sait qu’il faut attendre plusieurs générations avant de récolter les fruits d’une stratégie éducative volontariste et ambitieuse, on se dit qu’il n’y a pas une minute….que dis-je ?….une seconde à perdre.   




And the winner is …(élections, suite et fin).

15102007

Mon post est une interrogation. Maintenant que vous connaissez tous les résultats du casting, après avoir été tenus en haleine pendant plusieurs semaines, quelles impressions vous inspire l’équipe gouvernemantale mise en place?

Maintenant que l’équipe est constituée, comment envisagez-vous l’avenir? Etes-vous plutôt optimistes et, si oui, quelles raisons fondent votre optimisme? Ou bien au contraire cela suscite-t-il en vous quelques inquiétudes? Dans ce cas, pouvez-vous justifier vos craintes?

Pour ma part, j’avoue demeurer perplexe. Je suis dans l’expectative. Mais je n’en souhaite pas moins bonne chance à la nouvelle équipe…n’y va-t-il pas de l’avenir de nos enfants? L’enjeu est si grand…que le découragement serait fatal.




De la vertu des crises en politique…

8102007

Les ingrédients de la crise sont là. Les tergiversations des partis, les marchandages, la course effrénée aux portefeuille n’augurent rien de bon. L’absence de débat d’idées et de références à de réels programmes politiques surprennent…Ici, point de feuille de route mais la seule impatience de goûter aux avantages qu’offre la fonction. C’est tout au moins l’impression qui se dégage.

Le spectacle politique offert par nos dirigeants politiques est on ne peut plus pitoyable. On ne peut imaginer pire…l’immoralité de la situation est stupéfiante. Nous sommes au creux de la vague…les choses ne pourraient pas être pire. L’opportunisme est érigé en système et l’irresponsabilité en dogme.

C’est à un véritable feuilleton à retournements que nous assistons. A chaque jour son lot de rebondissements. Même la presse qui en a fait ses choux gras commence à manquer terriblement d’imagination. Une accroche à la une et rien à l’intérieur. Tout y passe…mais rien qui ait trait à l’essentiel. Des histoires de famille qui n’intéressent personne sinon qu’elles provoquent le sentiment d’un profond découragement…comme si le nom pouvait à lui seul déterminer la compétence. L’impudeur est parfois sans limite.

La crise est morale. Les comportements sont manifestement indescents. Les calculs personnels étroits font fi de l’intérêt général qui, pourtant, devrait être au centre des débats.

Faute de pouvoir devenir ministre, on dit accepter de devenir amabassadeur et faute de devenir ambassadeur, on indique être prêt  à se contenter d’une entreprise publique. Et cela, au vu et au su de tous comme si l’on ne méritait aucun respect comme si les marocains ne méritaient pas d’égards. Jusqu’où peut aller ce marchandage et quelle en est la véritable motivation?

Apparemment tourmenté par ce qui se passe, j’ai fait un rêve la nuit dernière, un rêve de crise politique comme en connaissent souvent les démocraties occidentales. J’ai rêvé que malgré tous ses efforts et les concessions accordées, ABBAS EL FASSI n’avait pas réussi à former son équipe gouvernementale. Sans rentrer dans le détail de l’histoire vécu en rêve, je me souviens qu’au bout du compte, il a fallu retourner aux urnes. De nouvelles élections furent organisées. Les Marocains y participèrent massivement. Toutes les vieilles figures de la scène politique nationale enregistrèrent de cinglantes défaites. La campagne électorale fut l’occasion de découvrir de nouveaux visages. De nouvelles méthodes firent également leur apparition. Les débats furent houleux à l’intérieur des partis. Beaucoup d’intellectuels dont on ne soupçonnait pas l’existence firent également leur apparition et animèrent le débat.

Finalement, à bien y réfléchir, et contrairement à ce qu’ont pu prétendre bien des analystes, le 7 septembre restera une grande date de l’histoire de notre pays, celle de la manifestation de l’intelligence collective des Marocains. En s’abstenant aussi massivement, les Marocains ont semé les graines d’une crise dont l’effet aura été, in fine, d’enraciner davantage le pays dans la démocratie.

Finalement, le 7 septembre 2007 restera, pour le Maroc, la date où il aura franchi la porte virtuelle d’entrée dans la démocratie.




Quand il ne faut pas donner le temps au temps…

4102007

Le spectacle est désépérant. Le 7 septembre est derrière nous. Le message adressé par les Marocains à la classe politique a été accablant. Désabusée, la grande majorité de ceux qui étaient en droit de voter n’a pas fait le déplacement aux urnes. Le déficit de confiance est tel que les citoyens ont estimé, à tort ou à raison, que cela ne servirait à rien. Au bout du compte, le Maroc se dote d’un Premier Ministre fort de quelques milliers de voix seulemnt…pour une population qui compte près de trente millions d’habitants.

Soit. Le chef du gouvernement a été choisi parce qu’il est le leader de la formation politique la plus représentée au parlement. Les Marocains se feront une raison. Les Marocains devront également souhaiter beaucoup de courage a celui dont la tâche s’annonce des plus difficiles. La dispersion du paysage politique et l’absence de majorité claire font que la tâche sera certainement rude. Le commandant du bateau aura bien du mal à tenir un cap. Mais là n’est pas le sujet.

Le sujet est que le message adressé par les Marocains le 7 septembre à leur classe politique semble n’avoir pas été entendu. Depuis le 7 septembre, un mois s’est écoulé. Le douzième de l’année est passé et l’on attend toujours comme s’il n’y avait pas urgence à ne pas perdre de temps…comme si l’on pouvait se permettre de marquer une pause…comme si les chantiers ne manquaient pas et que les soucis des Marocains ne méritaient pas que l’on s’attache sans attendre à essayer d’y remédier.

Au lieu de cela, on perd du temps à essayer de satisfaire les ambitions des uns et des autres, à satisfaire les égo, à essayer de perpétuer la présence sur la scène de quelques figures sociales qui ont marqué l’histoire contemporaine de notre pays…on se complait dans des desseins égoïstes à l’antipode de ce dont nos compatriotes ont besoin. L’indescence est poussé au point que certaines figures qui ont enregistré des échecs cuisants au élections continuent de nourrir l’ambition de figurer sur la liste des heureux élus à la fonction ministérielle…l’irrespect incarné, la manifestation du peu d’égards qu’ont certains acteurs de la vie politique pour leurs concitoyens. Et faute de pouvoir devenir ministre, on se bat pour devenir ambassadeur comme si la diplomatie s’improvisait, comme si la diplomatie était une prime à la paresse, comme si aujourd’hui, plus que jamais, nous n’avions pas besoin de diplomates chevronnés pour défendre les causes nationales et servir les intérêts politiques et économiques de notre pays.

Ce n’est donc pas le triste spectacle que nous imposent nos politiques qui risque de contribuer de faire changer les comportements ou nous faire oublier les raisons qui sont à l’origine des résultats des dernières élections. Il est au contraire à craindre que la désaffection des Marocains pour la chose politique ne fasse que s’accentuer.

Pour ma part, si je devais tirer un enseignement de l’expérience en cours, c’est que l’on ne m’y prendra plus. Ceux-là dont le fonds de commerce est de pointer du doigt des responsables faciles à désigner, alors qu’il ne s’agit là que de proies faciles, ne me tromperont plus…La responsabilité aujourd’hui, c’est aux premiers qu’elle incombe. Il ne faut plus se tromper de cible. Ce jeu apparaîtra désormais comme un jeu trop facile, un jeu qui ne trompera plus personne.

Alors, à bon entendeur, salut.







Communication NonViolente -... |
ma vision des choses!!! |
µTime |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | robert robertson
| Le VP Marie-Victorin
| TISSIRA-ALGER POUR LA COMMU...