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Devoir conjugal

23112007

L’expression est étonnante. Le recours à la notion de devoir, en l’occurrence, peut laisser perplexe. La notion de devoir fait appel à une dimension coercitive. L’élève est dans l’obligation de faire ses devoirs. Il est obligé de les présenter à la date fixée. Et s’il ne le fait pas, cela peut lui valoir une punition. Faire un devoir n’est quasiment jamais une partie de plaisir.

A cet égard, quand on dit devoir, on pense à contrainte. On rechigne à faire un devoir. On ne le fait que par crainte de la réprimande et de la sanction.

Mais qu’est-ce que tout cela peut avoir comme lien avec le domaine conjugal ? En connaissez-vous beaucoup, vous, qui rechignent à se plier à leur devoir conjugal ? Et puis parler de « se plier » est purement impropre puisque l’acte amoureux est à l’antipode de ce qui pourrait être vécu comme une contrainte. Comment, dans ces conditions,  assimiler la recherche du bonheur à un devoir ou à une charge contraignante.

La formule est tout simplement absurde et le plus étonnant est qu’elle fasse partie du langage commun, sans que personne ne s’en étonne ni ne s’en offusque…




S.O.S Zoo en détresse

22112007

J’y suis allé bien souvent pour m’étonner de l’absence des girafes, dimanche dernier. Ma surprise fut totale lorsque je me suis rendu compte que l’enclos qui leur était réservé s’est transformé en un assourdissant chantier de construction. Des dizaines d’engins avaient investi la zone. 

J’ai certes lu dans la presse, il y a quelques semaines, que le zoo devait être déplacé et, qu’à la place, on construirait des immeubles. Mais de là à imaginer que les travaux de terrassement démarreraient avant même que les animaux du zoo de Témara ne soient transférés dans leur nouvel espace d’accueil ne me serait jamais venu à l’esprit.

Le spectacle est affligeant. Le rugissement des lions est désormais masqué par le bruit des engins. Les singes, les autruches, les ours, les tigres et toutes les autres espèces encore présentes sur le site du zoo respirent une atmosphère lourdement chargée de poussière, depuis que les travaux ont été lancés. 

Le zoo est sens dessus dessous. Le stress des animaux pourrait leur être fatale. Mais ce ne sont là que des animaux, me direz-vous ?  Peut-être…vous répondrais-je…enfin, je ne sais pas…

 




Quand la diplomatie frise le mur du « çon »…

21112007

La dépêche vient de tomber. Le ministre français des affaires étrangères se rend en Israël pour une mission de travail. Son voyage se fera dans la journée. Autant dire qu’à la fin de la journée, après son long voyage, il se retrouvera dans ses pantoufles et entre ses quatres murs parisiens.

Des dépêches comme celles-là, ils en tombent des dizaines tous les jours. Comme si le temps d’une négociation de quelques heures, on pouvait régler un conflit qui fait désormais partie du paysage…un conflit de près de soixante ans. Le ridicule ne tue pas.

Qu’y a-t-il de si particulier à l’affaire pour que l’on joue de la grosse artillerie diplomatique au lieu de se passer un simple et petit coup de fil ? Comment un déplacement d’une journée suffirait-il à régler une crise que des centaines de conférences, des dizaines de réunions au sommet et autant de réunions tripartites n’ont pas réussi à dénouer ?

Je vais finir par croire qu’en matière de crises internationales, les diplomates font tout sauf ce que l’on attend d’eux : éteindre les foyers de tension. Mais imaginez un instant que la Darfour, le Moyen Orient, la Tchétchénie ou l’Irak ne fassent plus l’actualité et la une de vos journaux…mais à quoi donc serviraient alors tous ces arsenaux et à quels métiers pourraient se convertir nos diplomates ? Pensez-vous au profond chagrin qui serait le leur s’ils prenaient moins l’avion pour sillonner le monde et s’ils ne pouvaient plus emprunter les couloirs VIP des aéroports ?  Pensez-vous raisonnablement qu’il soit simple de changer de régime alimentaire et de passer, sans risques sérieux, des buffets copieux servis dans les plus grands palaces aux sandwich pris à la hâte, debout, sur un quai de gare ? Tout cela serait insupportable. Pauvres diplomates….

A bien réfléchir, il semble s’agir là d’un dossier éminemment humanitaire. Et comme l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, comment reprocher à tous ces diplomates de France et de Navarre de ne pas presser le pas pour régler les différentes crises qui couvent à travers le monde puisque c’est de ces crises qu’ils se nourrissent. Sans crises, que deviendraient-ils ?

Une dernière chose me frappe. Ces grands négociateurs internationaux sont le plus souvent des ressortissants des pays qui siègent de façon permanente au conseil de sécurité du « machin » cher à Degaulle. Les deux faces de Janus. Une face vend des armes et l’autre fait mine de multiplier les contacts pour mettre fin aux tensions.

Décidément, on veut absolument nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Mais arrêtez-donc de prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, messieurs !

 

 




De l’éducation et du caroubier…

14112007

Je dois faire mon méa-culpa : dans les domaines de l’enseignement et de l’éducation, je me rends compte que je suis d’une ignorance qui me fait rougir de honte. Non pas que le sujet me désintéresse ni qu’il me barbe, mais les faits sont là, tétus, je ne m’y retrouve absolument pas. Je m’y perds. Le sujet me fait l’effet d’un véritable labyrinthe. Je suis perdu. Je ne retire aucun élément de cohérence…aucune tendance ne s’offre à mes yeux. J’ai plutôt l’impression que le débat laisse planer le sentiment d’une profonde confusion.

Je sais également que ce n’est pas un déficit de communication sur ces deux sujets qui fonde mon ignorance. Car, paradoxalement, il se trouve que ces deux questions font partie de celles qui sont les plus débattues sur la place publique. On parle énormément et souvent d’éducation et d’enseignement. Normal, me diriez-vous…L’avenir est en grande partie à ce prix. De la qualité des systèmes introduits aujourd’hui en matière éducative dépendra étroitement la capacité de notre pays à se faire, demain, une place dans le village planétaire qui se construit.

Mais là, j’ai l’impression toute personnelle que quantité ne rime pas avec qualité. Peut-être aurait-on mieux fait d’en parler moins…mais d’en parler mieux…de ne pas jouer de la langue de bois. Peut-être aurait-on mieux fait d’en parler moins…mais d’en faire plus.

Pour tout vous dire, je ne sais même plus faire la distinction entre les différents niveaux scolaires : faut-il parler d’une sixième, d’une classe d’observation, d’une première année secondaire, d’une première année de collège … je suis dans l’obscurité la plus totale. Est-ce la faute à mon ignorance ? Suis-je donc pathologiquement hérmétique au sujet ? Ou bien n’est-ce là que le résultat logique des  »innovations » à répétition introduites, au fil des rentrées scolaires, par les uns et par les autres, par cette armée de visionnaires qui se succèdent à la responsabilité et qui, indubitablement, remettent en cause les réformes initiées par leurs prédecesseurs pour, à leur tour, en initier de nouvelles. Est-ce donc cette tendance mécanique à faire table rase du passé et tout reconstruire à nouveau qui produit la confusion ? 

Les réformes se suivent. Des plans se mettent en place. Mais nuls résultats perceptibles. Le constat, au contraire, est grave. Au sortir de l’université, il est difficile de trouver un emploi. Comme si tout d’un coup, deux mondes coupés l’un de l’autre, se rencontraient dans un choc extrêmement violent. Pire est la situation, vous l’imaginez bien, de ceux qui quittent précocément la bulle.

Qu’il est pénible de voir ces docteurs chômeurs défiler, désespérés de ne pas pouvoir trouver un emploi. L’illustration éloquente de l’échec du système. Former des générations de jeunes sans s’appliquer à leur garantir les conditions d’une insertion naturelle dans le monde du travail relève de la véritable catastrophe. Quel gâchis ! Un docteur au chômage est une insulte faite à l’intelligence.

Savez-vous que lorsque vous plantez un caroubier, il vous faut attendre dix ans avant d’en récolter les premiers fruits ? Ainsi va-t-il de l’éducation…longtemps encore, nous continuerons de récolter les fruits gâtés de nos mauvaises semences…et bien lointain encore est le moment où les bonnes graines produiront leurs effets. Encore faut-il que nous semions ces graines sans attendre. Ici, le temps n’est pas d’or…il est de diamant.

La démarche apparaît pourtant simple et que l’on ne nous oppose surtout pas des considérations liées aux moyens. Le chantier peut démarrer avec les moyens du bord. L’ambition peut et doit être raisonnable. Le tout est de commencer, armés d’une volonté puisée au plus profond de nos tripes. La bataille est décisive. Elle seule peut nous aider à relever les défis du monde qui se dessine. Pour la conduire avec efficacité, il suffit de répondre à quelques questions seulement : Quel diagnostic peut-on faire de la situation ? Quels enseignements peut-on tirer de l’histoire ? Dans le monde qui se dessine, quel rôle veut-on jouer ? Pour jouer ce rôle, de quels atouts humains devons-nous disposer ? Dans une logique de croissance démographique, comment pouvons-nous  prendre en chargé le phénomène d’accroissement naturel de la population ? Et, pour terminer, quelle ressources sommes-nous disposer à mobiliser pour conduire à bien cette bataille ? 

La noblesse de l’action politique est qu’elle est éminemment désintéressée…Quand elle contribue à améliorer les conditions de vie de générations qui, parfois, n’ont toujours pas foulé le sol de notre planète ou qui en demeurent encore au stade de porter des couches-culottes, l’action politique acquiert alors toutes ces lettres de noblesse.

Plantons donc aujourd’hui, sans attendre demain, le caroubier dont nos enfants dégusteront les fruits dans dix ans. Le plaisir est parfois à ce prix.




Pause musicale

3112007

Un petit moment de bonheur pour nous souvenir que la vie n’est pas faite que de choses tristes. J’espère que vous apprécierez. Moi, j’adore.

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