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Quand la diplomatie frise le mur du « çon »…

21112007

La dépêche vient de tomber. Le ministre français des affaires étrangères se rend en Israël pour une mission de travail. Son voyage se fera dans la journée. Autant dire qu’à la fin de la journée, après son long voyage, il se retrouvera dans ses pantoufles et entre ses quatres murs parisiens.

Des dépêches comme celles-là, ils en tombent des dizaines tous les jours. Comme si le temps d’une négociation de quelques heures, on pouvait régler un conflit qui fait désormais partie du paysage…un conflit de près de soixante ans. Le ridicule ne tue pas.

Qu’y a-t-il de si particulier à l’affaire pour que l’on joue de la grosse artillerie diplomatique au lieu de se passer un simple et petit coup de fil ? Comment un déplacement d’une journée suffirait-il à régler une crise que des centaines de conférences, des dizaines de réunions au sommet et autant de réunions tripartites n’ont pas réussi à dénouer ?

Je vais finir par croire qu’en matière de crises internationales, les diplomates font tout sauf ce que l’on attend d’eux : éteindre les foyers de tension. Mais imaginez un instant que la Darfour, le Moyen Orient, la Tchétchénie ou l’Irak ne fassent plus l’actualité et la une de vos journaux…mais à quoi donc serviraient alors tous ces arsenaux et à quels métiers pourraient se convertir nos diplomates ? Pensez-vous au profond chagrin qui serait le leur s’ils prenaient moins l’avion pour sillonner le monde et s’ils ne pouvaient plus emprunter les couloirs VIP des aéroports ?  Pensez-vous raisonnablement qu’il soit simple de changer de régime alimentaire et de passer, sans risques sérieux, des buffets copieux servis dans les plus grands palaces aux sandwich pris à la hâte, debout, sur un quai de gare ? Tout cela serait insupportable. Pauvres diplomates….

A bien réfléchir, il semble s’agir là d’un dossier éminemment humanitaire. Et comme l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, comment reprocher à tous ces diplomates de France et de Navarre de ne pas presser le pas pour régler les différentes crises qui couvent à travers le monde puisque c’est de ces crises qu’ils se nourrissent. Sans crises, que deviendraient-ils ?

Une dernière chose me frappe. Ces grands négociateurs internationaux sont le plus souvent des ressortissants des pays qui siègent de façon permanente au conseil de sécurité du « machin » cher à Degaulle. Les deux faces de Janus. Une face vend des armes et l’autre fait mine de multiplier les contacts pour mettre fin aux tensions.

Décidément, on veut absolument nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Mais arrêtez-donc de prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, messieurs !

 

 







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