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Pour une journée internationale des mères…et une autre des pères

25122007

Fêter la femme n’est pas suffisant lorsque l’on veut rendre un hommage particulier aux mères. Et la fête des mères est propre à la tradition chrétienne. L’hommage aux mères doit être universellement rendu. Nous avons tous eu une mère mais nous ne l’avons pas tous été, que l’on soit homme ou femme. La mère donne la vie dans l’amour. La vie s’active au plus profond de ses entrailles. La mère est vertu. Les ressources du vocabulaire et de la grammaire sont bien incapables de traduire les nobles vertus qui fondent la maternité.

J’aime profondément ma mère comme nous tous le faisons sans même nous poser la question de savoir pourquoi. Le verbe aimer peut même paraître insuffisant pour traduire l’intensité du sentiment. L’attachement à la mère est de l’ordre du naturel. Et cet amour là, avec tous les enfants du monde, de quel qu’âge qu’ils soient, je voudrais qu’une fois par an, nous le crions haut et fort. Que le monde entier, dans un hymne universel, chante et crie sa reconnaissance à celles auxquelles nous devons d’exister.

Ces mêmes sentiments vont aussi à tous les « papa » du monde. A quel animal ressemblerait l’homme s’il n’avait pas cette chance inouïe de faire ses premiers pas dans le cocon douillet d’une famille animée par l’amour. 

Ce billet est un message d’amour à mon père qui n’est plus de ce monde. A ma mère, il se veut l’expression d’une profonde détresse…car je l’aime tellement, Dieu me pardonne, que je ne voudrais jamais la perdre.

Et si l’on décrétait que deux journées par an seraient consacrées à honorer ces deux êtres chers…aux quatres coins de la planète.   




Quand la publicité frise l’indescence…

14122007

Le temps est à la dictature du consumérisme. Il faut absolument vendre. Toutes les stratégies sont bonnes pour rendre indispensable même les produits les plus superflus. De la mousse à raser dont vous vous servez au réveil au dernier coup de dentifrice que vous vous offrez avant d’aller vous coucher, vous vivez sous le diktat d’un modèle de consommation omniprésent, inquisiteur. Les rayons des supermarchés sont là pour vous donner le tournis. Comment faire son choix entre deux produits assurant la même fonctionnalité, comment ne pas céder à la tentation d’acheter même les choses les plus inutiles, comment conserver la maîtrise de soi pour ne pas céder au chant des sirènes. Peut-être finalement que tout cela est bien naturel, qu’il est désormais dans l’ère du temps.

Deux choses me choquent néanmoins. La publicité, pour légitime qu’elle soit, n’en doit pas moins se conformer à certaines règles morales, pour ne pas dire éthiques. Elle doit trouver les moyens de s’intégrer, sans choquer ni frustrer, dans son environnement. Et on le voit bien, il est des domaines qui ne constituent jamais une source d’inspiration pour les publicitaires. Et c’est tant mieux ainsi.

La première pub qui me choque est celle qui s’affiche sur ces grands panneaux urbains et qui, après avoir vanté les mérites mécaniques d’un imposant 4-4, en indique ostensiblement le prix. Autant dire plusieurs centaines de milliers de dirhams. Par une simple conversion, il vous apparaît que le prix du véhicule équivaut à celui de plusieurs unités de logements dits économiques. J’avoue trouver cela choquant. La pauvreté étant ce qu’elle est dans notre pays, il eut été pour le moins décent d’éviter ce genre de référence au prix…il eut été noble de veiller à respecter l’humble situation d’un grand nombre.

La deuxième pub qui me choque est celle qui revient cycliquement, aux occasions où les finances des marocains sont sollicitées. Rentrée scolaire, Aïd El Fitr, vacances scolaires. Vanter les atouts d’une société de crédit pour le financement d’achat de fournitures scolaires me heurte. Inciter à l’endettement institutionnelle pour le financement de telles dépenses est effectivement heurtant. Et le pire est que l’on n’attend pas que vous ayez fini de rembourser votre dette, pour vous réincitez à vous réendetter…pour acheter votre mouton, le frigo et tout ce qui va avec…avec à la clef, une chance sur un million de gagner un mini-four en sus. 

Mesdames et messieurs les publicitaires, un peu de pudeur, s’il vous plaît. 




Politique et jeu de chaises musicales…

4122007

Un parti national historique a fini par franchir le pas. Sur la pression de leur base, les instances dirigeantes de l’USFP ont poliment invité leur premier dirigeant à se démettre de son mandat. Devant l’urgence de la situation, ce dirigeant n’a pu résister à la vague qui n’a cessé de déferler depuis l’annonce des résultats des élections du 7 septembre et de l’étrange lecture qui en a été faite. Sur la pointe des pieds, fort d’un communiqué qui ne marquera pas l’histoire, il s’en est retiré, sans autre explication. Que le souci de préserver l’unité du parti l’ait conduit à geler ses activités au sein de l’instance dirigeante du parti est louable. Ce qui l’est moins est qu’il fasse abstraction de la fonction éminente qu’il occupe au gouvernement…par la grâce du parti.

Le Maroc avance. Mais Dieu sait qu’il marcherait encore plus vite si certains nostalgiques du passé n’essayaient pas de retenir l’histoire, comme un enfant s’accrocherait au jupon de sa maman . Imposer un rythme personnel à l’histoire, vouloir l’écrire à sa façon, la faire avancer à dessein ou la figer là où elle s’offre sous son jour le plus avantageux. Confectionner l’histoire comme on taille un costume…à sa mesure, en se coupant du monde et de ses préoccupations…illustration magistrale de ce que n’attendent pas les citoyens des politiques. Le contraire de ce qui est attendu. L’une des explications du peu d’intérêt porté par les citoyens aux dernières élections législatives.

Souvent, je me surprends à rêver d’une pratique morale de la politique. Et rien n’arrêtera de me faire rêver à cela. Alors dans mon rêve, je me dis et après ? En quoi le simple départ d’un homme qui a marqué par sa présence la scène politique participera-t-il à faire converger le rêve et la réalité ?

Seule une naïveté excessive conduirait à penser, qu’à lui seul, le fait de remplacer un homme par un autre suffirait à résoudre tous les problèmes et à surmonter toutes les crises. Car ceux-là qui l’ont chassé, hier encore, faisaient partie de ses plus fidèles alliés. Ils étaient parfois même ses obligés. On ne se refait pas en si peu de temps. En si peu de temps, on peut tout juste se repositionner au mieux de ses intérêts.

Aujourd’hui, ce n’est pas le changement d’un homme par un autre qui doit constituer une fin en soi…même si ce choix est extrêment important. C’est sur la dimension culturelle et le système des valeurs que doivent se porter les efforts d’une véritable réforme. Commencer par se réconcilier à l’intérieur de sa famille politique est un préalable à la réconciliation avec l’ensemble de la société civile.

Alors, lorsque le nouveau décor sera planté, alors seulement la question du casting pourra être posée. Les cinéphiles savent que le meilleur des scénarios porté par des acteurs mal choisis ne peut produire qu’un « navet ». Un acteur idoine est un cateur crédible à l’écran. Confier un rôle comique à un habitué du genre dramatique ne viendrait pas à l’esprit d’un producteur digne de ce nom.

Et pour appeler un chat un chat, disons tout court que le paysage politique mériterait d’être rafraîchi par l’apparition de figures nouvelles, vierges de passés ombragés, pour ne pas dire parfois obscures…sans esprit d’exclusion, ni logique de conflits générationnels car l’intelligence politique transcende justement les générations.

Le scénario écrit, le décor planté et le choix des acteurs arrêté, la pièce pourra alors commencer pour le plus grand plaisir des spectateurs. A bien y réfléchir, finalement, les choses ne sont compliquées que lorsque l’on ne fournit pas l’effort de les simplifier. Trêve de masochisme, donc.




Mon corps

4122007

Mon corps me fascine. Sa complexité me donne le tournis. Mon corps fonctionne et vit à mon insu. Il est un autre en moi. Il a ses règles. Il vit ses crises. Il est la discrétion absolue. Infatigable, le coeur bat. Le sang sillonne les moindres recoins de notre anatomie nourrissant par ci, oxygénant par là. Les poumons aussi. Inlassablement, ils évacuent les mauvaises airs et en captent de plus saines. Ce sont, semble-t-il, nos oreilles qui nous aident à nous maintenir en équilibre. Le système nerveux est une pure merveille que n’atteindra jamais la plus sophistiquée des technologies. Quelle merveilleuse architecture. Voir, sentir, entendre, toucher….phénomènes apparemment anodins….phénomènes à la limite du banal tant ils font partie d’un quotidien qui ne retient quasiment jamais l’attention.  Drôle de banalité que celle qui frappe une mécanique parfaite. Le mariage harmonieux de la complexité et de la cohérence.

Pourquoi parler de mon corps ? Et bien tout simplement parce qu’il est mon véritable maître. Il exerce une véritable hégémonie sur ma vie. Ma vie tient à lui. A l’instant où il le décidera, il me fera me taire…à tout jamais. Peut-être même qu’à cet instant précis, il s’est déjà mis à l’ouvrage. Qui sait ? Le corps ne prévient pas….ou il prévient toujours trop tard. 

Mais est-il pour autant bien juste de dire qu’un jour, notre corps nous trahit ? N’est-ce pas plutôt le contraire qu’il convient d’affirmer. Toute ma vie, je n’ai cessé de l’agresser. Je ne lui ai laissé aucun répit, sollicitant ses réactions à chaque instant. Même pendant mon sommeil, il est là, gardien de cette flamme magique….qui fait que tous les matins, comme si de rien n’était, il suffisait de rouvrir les yeux pour que l’armada se remette en branle…pour que le moteur se remette à tourner. 

Le corps est digne et loyal. Il ne fait pas dans la préméditation. S’il le pouvait, il vous épargnerait même un éternuement. Ce sont ses locataires qui le mettent à dure épreuve pour que, certaines fois, il fasse preuve de faiblesse. Alors, pour lui rendre justice, quelque soit les mauvaises surprises qu’il pourrait me réserver, je voudrais lui dire, au moins une fois dans ma vie, combien je lui suis redevable. Merci, mon corps de m’avoir toujours accompagner avec autant de fidélité.  

Post-scriptum : deux jours après avoir publié ce papier, je suis tombé sur une citation tombée à point nommé ; je vous la livre.

 « J’éprouve l’émotion la plus forte devant le mystère de la vie. Ce sentiment fonde le beau et le vrai. Il suscite l’art et le science (…) Toutes les actions et toutes les imaginations humaines cherchent à apaiser les besoins des hommes et à calmer leurs douleurs. Refuser cette évidence, c’est s’interdire de comprendre la vie de l’esprit et son progrès ».

Albert Einstein







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