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De l’opportunité de créer un nouveau parti

24012008

On raconte que le paysage politique marocain est moribond, qu’il est comme en hibernation. On dit que les partis politiques ont perdu une grande partie de leur crédit. Que cela tient au fait qu’ils se sont souvent transformés en de véritables fonds de commerce où seul l’espérance de vie détermine la durée du contrat de gérance et où le personnel n’est fidèle que dans la mesure où le statut qui lui est réservé lui apporte maints avantages. On est donc bien loin de l’image de l’auberge espagnole où l’on ne trouve que ce que l’on veut bien apporter. En fait, tout cela semble bien vrai.

Tout cela est même tant et si vrai que lors des dernières élections, les partis les plus en vue, les partis historiques se sont vus infliger de véritables corrections. Le constat est implacable. La confiance est, dans la conjoncture actuelle, perdue. La question posée est donc de savoir comment réparer la cassure…comment ressouder les morceaux et rétablir le lien ?

Mais avant de réparer la panne, aussi convient-il d’en identifier l’origine. Car il ne faut surtout pas se tromper de cible. Agir ailleurs que sur les véritables causes du problème ne servirait finalement à rien.

J’entends donc qu’à travers une initiative récente, des personnalités venant d’horizons divers envisagent de constituer un nouveau parti politique. Une telle information m’étonne dans le contexte tant et tant décrié de la balkanisation du paysage poltique marocain et de son éclatement. 

Est-ce donc là la bonne solution ? Le remède miracle passerait-il par la création d’un nouveau parti, comme s’il n’y en avait pas déjà suffisamment ?

Penser cela, c’est exprimer quelque part du mépris pour les militants sincères qui militent dans les rangs des différentes formations politiques. Entre l’état d’esprit d’un militant, sa vision du monde, ses ambitions citoyennes et le discours officiel de sa famille politique, il y a souvent un monde. Un parti politique, en soi, est un instrument neutre. L’instrument devient sujet à la critique lorsque l’usage qui en est fait trahit l’ambition qui en a motivé la création et l’esprit qui doit en animer le fonctionnement. Ce n’est pas au contenant de subir la critique lorsque c’est au contenu qu’il faut imputer le mal.

La solution n’est donc pas dans le remplacement du récipient. Elle est dans la nécessité d’en renouveler le contenu. Pour cela, la recette est simple … l’exercice d’une démocratie véritable à l’intérieur des partis et le respect des règles qui en régissent le fonctionnement. Quant aux idées, on en a fait le tour. C’est de l’art de transformer ces idées en actions concrètes que l’on devrait donc parler, l’art de faire entendre les voix citoyennes.

Aujourd’hui, plus que de tout, c’est donc de réformer les partis que l’on a besoin. Et pour les réformer, il paraîtrait plus judicieux de le faire de l’intérieur de ceux qui existent déjà. Comme il y en a pour tous les goûts et que toutes les couleurs y sont déclinées, pourquoi donc ne pas intégrer un de ces partis plutôt que d’en créer un nouveau ? Cela ne ferait qu’ajouter à la confusion actuelle.

 

  




Mais dans quel monde vivons-nous ?

9012008

Lu dans un journal de ce jour : « Kanga Akalé, l’attaquant international ivoirien est prêté pour 6 mois avec option d’achat par Lens à Marseilles ».

Une véritable opération de leasing humain, il ne manque plus à l’information que l’indication des options livrées avec le joueur…la fiscalité devrait se mettre à niveau et définir les règles d’amortissement comptable de ce nouveau type d’actifs immobilisés (le fameux haut de bilan).

Cette information me fait penser à un prof de fac qui s’amusait à nous demander si l’on pouvait lui dire la différence qu’il y a entre un esclave et un salarié. Quand nous donnions notre langue au chat, il nous répondait qu’au fond il s’agissait, dans les deux cas, d’une simple marchandise…la différence ne tenant qu’au fait qu’un esclave est une marchandise payée une fois pour toutes, à l’achat…alors que le salarié est payé au mois. Certaines évidences sont stupéfiantes.

Mais dans quel monde vivons-nous ?

  




Ils nous pompent l’oxygène

8012008

S’il est un sujet où la loi est d’une clarté d’école et où il n’est nul besoin d’aller fouiner dans les arrêts qui forment la jurisprudence, c’est bien celui de la retraite. Il n’est nul besoin d’être auréolé d’un doctorat en droit pour y voir clair. Un enfant s’y retrouverait.

La loi prévoit donc qu’à la date de son soixantième anniversaire, toute personne cesse d’être active. A soixante ans, tout un chacun peut partir profiter d’une retraite bien méritée. Le repos du guerrier, en somme, après des années de labeur et de stress…mais là est un autre sujet sur lequel je reviendrai certainement.

Maintenant, à côté de la clarté de la loi, il y a l’obscurité de l’usage qu’on fait de cette même loi. Les plus de soixante ans sont si nombreux à continuer de hanter les couloirs des administrations que l’on peut légitimement se demander pourquoi certains, au mépris d’une loi de portée pourtant générale, continuent de sévir alors qu’à priori rien ne le justifie.

Que l’on ne m’objecte surtout pas le caractère de leur irremplaçabilité. Car je suis convaincu que s’il leur arrivait de disparaître demain, Dieu les préserve, la terre n’arrêterait certainement pas de tourner ni le soleil d’être au rendez-vous tous les matins. Je serais même presque convaincu du contraire. Maintenir un retraité aux commandes équivaut, quelque part, à tourner le dos au progrès et donc à l’efficacité. Maintenir ce même retraité en activité, c’est nier que la jeunesse porte en elle une énergie qui ne s’inculque pas sur les rangs de l’université. Cette énergie là, au contraire de l’expérience dont il faut bien reconnaître les mérite également, se réduit au fur et à mesure du temps qui passe. Or, la fougue, propre aux jeunes, et parfois même la naïveté toute apparente dont  ils semblent parfois faire preuve, sont deux moteurs de l’efficacité…deux moteurs parmi d’autres, l’expérience en est un également, mais deux moteurs dont il ne faut pas négliger l’intérêt.

Alors pourquoi continuer d’imposer des gens qui, même sur un plan strictement humain, mériteraient de prendre du repos et de profiter de la vie comme personne ne peut le faire en étant actif ? Pourquoi ne pas saisir la chance de la jeunesse bouillonnante pour conserver au moteur toute sa puissance ?

Personnellement, il m’est arrivé d’approcher d’assez près certains de ceux pour lesquels il est dérogé à la règle générale. Dieu sait si j’ai passé de longs moments à me gratter le crâne à m’en blesser le cuir chevelu pour rechercher une explication. Mal m’en a pris. A moins d’être un grand abruti, j’avoue ne leur avoir découvert aucune qualité exceptionnelle et suffisante pour justifier leur maintien. Je dirais même qu’au contraire, j’ai souvent abouti à la conclusion qu’ils étaient un frein au progrès, chacun pour le domaine qui le concerne. Mais cela n’est, bien sûr, que le résultat de mon humble et maigre expérience. Et Dieu sait combien je voudrais que l’on me montre que je me trompe lourdement.

 

 

 




Vive l’hiver?

7012008

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, j’adore l’hiver. Je l’adore d’autant plus que, chez nous, il reste relativement court…mais en même temps suffisamment long pour nous faire souhaiter, à nouveau, le retour des beaux jours.

J’aime quand le ciel est lourd et chargé de nuages, masquant le bleu du ciel, ne faisant plus de ce bleu qu’un souvenir de quelques jours, un souvenir de quelques semaines.

J’aime quand il pleut pendant des heures. Je jubile quand il pleut pendant des jours. Toute cette eau qui purifie l’atmosphère, cette eau qui nourrit une nappe phréatique au bord de la déshydratation, toute cette eau dont il est dit qu’elle est à l’origine de toutes les formes de le vie…toute cette eau me fait rêver quand, derrière ma fenêtre, je me laisse séduire par le son qu’elle produit au contact des carreaux.

Dans le froid de l’hiver, j’éprouve un bonheur particulier, voire une franche excitation, à regarder la télé, bien au chaud, plongé jusqu’au cou sous mes couvertures.

En hiver, une chose cependant vient ternir ce bonheur, c’est qu’au-delà des plaisirs égoïstes que procure la saison, il revient le souvenir chargé d’amertume de celles et de ceux pour qui ce même hiver est synonime de cauchemar. Et ils sont si nombreux, ceux là qui se trouvent exposés à la rigueur de la saison froide, que parler de bonheur devient véritablement indécent. Et l’indescence atteint son comble lorsque ceux-là qui souffrent du froid et de l’humidité ne sont encore que de pauvres et innocents enfants.

Mais quand donc nous déciderons-nous à cesser de vivre des bonheurs égoïstes et quand donc prendrons-nous la résolution de participer, chacun selon ses possibilités, à l’éradication des misères qui frappent les plus humbles de nos frères?

 

 

 

  




Mesdames et messieurs, suivez le guide

5012008

Il  a sillonné le pays du nord au sud et de l’est à l’ouest. Il s’est rendu dans les régions les plus enclavées de notre pays. Il y a rencontré les populations et s’est enquis de leur situation. Chaque fois que cela a été possible, et dans la limite bien naturelle des moyens disponibles, il s’est attaché à faire tout ce qui était susceptible d’alléger leurs soucis, leurs souffrances parfois. Pour certains, la proximité d’un puits fraîchement creusé mettait fin aux soucis attachés à la corvée d’eau. Qui n’a pas rencontré et croisé sur nos routes, ces imposantes caravanes de garçons et de filles, bidons à la main ou citerne porté à d’eau d’âne, empruntant de longs trajets pour faire provision d’eau. Amener l’electricité jusqu’à un village suspendu aux flancs d’une montagne est un véritable évènement pour ceux qui tout d’un coup vont apprendre à apprivoiser les bienfaits de la lumière. Une ampoule qu’on allume, c’est une chance que l’on donne à un enfant de faire ses devoirs le soir dans la clarté…c’est se donner les moyens, un jour, de voir une étoile naître, une étoile briller. Ce qui peut paraître banal pour les uns se métamorphose magiquement en véritable miracle pour les autres.

Deux exemples : l’eau et la lumière. Mais tant d’autres chantiers sont ouverts tous les jours pour le plus grand bonheur de ceux qui en sont les bénéficiaires.

S’il faut donner le temps au temps, il faut également que tous, nous avancions à la même vitesse. Il faut que, tous, nous allions dans la même direction…pour que les fruits produits par les efforts des uns ne soient pas gâtés par la paresse des autres et leur nombrilisme maladif.

Or, pour notre plus grand bonheur, nous avons la chance d’avoir et le phare, celui qui indique la direction, et le compteur de vitesse, celui qui imprime le rythme. Alors, il ne nous reste qu’à suivre le guide. Le Maroc est las du politicianisme. 







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