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Maroc au gré des lettres de l’alphabet (L)

22022008

L comme Laïla

Laïla est l’un des plus jolis prénoms féminins de notre langue. Mais ce qui me le rend plus doux encore est qu’il se trouve aussi être celui de ma soeur.

Laïla vit en France depuis que mon père a choisi d’accepter la demande en mariage formulée par celui dont elle allait partager la vie, loin de chez elle…évènement doublement fatal puisque l’union sera éphémère et qu’au bout de la vie, lorsque nous arrêterons les comptes, nous nous rendrons compte combien, de ne l’avoir pas eu plus souvent auprès de nous, nous a été bien pénible.

Je t’aime profondément, ma soeur…   




Le syndrome de la carte de séjour

6022008

S’il est un souvenir traumatisant qui m’est resté d’un séjour de quelques années en France, c’est bien celui de la carte de séjour et de toutes les formalités qu’il fallait renouveler tous les ans. Horrible cauchemar où tout est fait et rien n’est épargné pour vous rappeler votre statut si particulier de résident étranger, de sujet quasiment indésirable…c’est la vérité, il ne faut pas se voiler la face. Comme si vous n’aviez rien à faire que de vous farcir d’interminables queues à l’entrée des préfectures ou des commissariats pour demander le fameux document…pendant que vos camarades étaient sur les bancs de la fac.

La cicatrice reste ouverte. Il est des blessures qui ont du mal à se refermer. L’ostracisme est une arme aux effets redoutables.

Et la valse est toujours à deux temps : d’abord, le récepissé…ensuite, quelques semaines plus tard, au mieux, le document définitif…celui qui vous rassure, qui vous met dans un abri relatif du sentiment de précarité et d’insécurité qui vous anime. L’assurance contre le contrôle d’identité, le pouvoir de faire face au délit de faciès.

La jeunesse violemment secouée, les idéaux torturés, une certaine forme de naïveté postive malmenée.

Et, face à ces souvenirs, j’ai mal à tous ces jeunes…j’ai mal à mes enfants qui pourraient à leur tour devoir faire face à ces mêmes et dures réalités. Leur unique tort : s’exiler pour acquérir un savoir. La raison : l’insuffisance de l’offre éducative nationale. Le départ n’est souvent pas un choix. Il est tout simplement contraint.

A l’heure où la presse nationale évoque à grands titres la triste situation dans laquelle se trouve notre système éducatif, il semble grand temps de prendre le taureau par les cornes pour parer à l’urgence d’une réforme volontariste et ambitieuse. 

Tel est en tout cas le prix à payer pour ne pas voir s’abattre sur nos enfants le syndrome de la carte de séjour.  Moi, je paierais tout l’or du monde pour épargner à mon fils ces scènes humiliantes que je ne réussis pas à effacer de ma mémoire…ces scènes qui, quelquefois encore, troublent mon sommeil. C’est vous dire…

 

 




Ma mutuelle va me rendre fou

4022008

Comme beaucoup d’actifs, immédiatement après mon embauche, on m’a illico presto imposer d’adhérer à l’une de ces grandes mutuelles de la place. Ce que je fis sans broncher. Je le fis même de bonne grâce. Et puis, le principe est à l’avantage des adhérents dont je fais partie. Grâce à leurs cotisations, ceux-ci sont censés participer à la mise en place de différents services dont l’utilité n’est pas à démontrer. D’abord, des services de soins dispensés aux seuls adhérents à des conditions défiant toute concurrence. Ensuite, le remboursement des dépenses de pharmacie au delà de ce qui est prévu par le droit commun. Une chose m’a même stupéfait. Les mutuelles font même dans l’estivage et tout adhérent peut prétendre aller passer ses vacances dans l’un des centres qu’elles possèdent, aux quatre coins du pays, à des prix défiant, là encore, toute concurrence.

Mais il faut reconnaître que si dans le principe, tout semble être pour le mieux dans le meilleur des mondes, en réalité, les choses sont souvent plus traumatisantes. Le monde des mutuelles est un monde souvent kafkaïen. Vous vous y perdez et finissez par perdre et la raison et la patience. C’est souvent le moyen âge de l’organisation.

Tenez…si vous savez quand vous déposez un dossier pour faire valoir votre droit au remboursement partiel des frais médicaux, vous ne savez jamais quand vos efforts seront récompensés. Le dépôt de votre dossier ne fait l’objet de la délivrance d’aucun récepissé. C’est donc à vos risques et périls que vous le déposez. N’ayant entre vos mains aucune preuve du dépôt, vous perdez tout droit de réclamation où cas où vous finiriez par être désespéré de ne pas voir votre demande déboucher sur un remboursement. 

J’en connais beaucoup à qui ces lourdeurs ont ôté toute foi dans le système. Ils ont perdu espoir. Certains ont même décidé de ne plus perdre leur temps à constituer des dossiers dignes des administrations les plus bureaucratiques pour ne pas subir la frustration d’une attente interminable, oui, d’une attente qui ne se termine jamais.

En fait, il n’y a là rien de surprenant. Les textes qui régissent l’organisation et le fonctionnement de ces mutuelles tournent le dos au bon sens et font fi de l’obligation d’efficacité. Le management des mutuelles est élu. Les adhérents, par leur vote, désignent ceux qui géreront leurs intérêts.

Or, il est une évidence qu’être fin stratége et politicien habile, pour gagner une élection, ne suffit pas pour gérer une affaire quasiment financière faisant appel aux plus hautes expertises. Loin de là. Alors, à quand une réforme des mutuelles pour qu’elles-cessent de faire tout le contraire de ce que l’on est en droit d’attendre d’elles … ou bien doit-on attendre la faillite avant de réagir ?







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