Maghreb…quand te feras-tu ?

25032008

Le Maghreb tourne le dos à l’histoire. On ne répétera jamais suffisamment comment ni combien l’obstination de certains à retarder le processus d’intégration régionale est coûteuse. Les hommes et les femmes qui peuplent les pays de la région font ainsi les frais de stratégies politiques archaïques qui tournent le dos au plus élémentaire des bons sens. Que ce soit dans les domaines de l’éducation, de la santé, du logement ou de bien d’autres domaines encore, il ne se passe pas un jour sans qu’un observatoire ou une institution internationale n’inflige de mauvais points à plus d’un état de la région. Triste réalité.

Réalité d’autant plus douloureuse qu’il est fait souvent mauvaise usage de la manne, lorsque cette manne existe. Triste réalité lorsque l’extraordinaire manne pétrolière de l’Algérie n’empêche pas de jeunes ressortissants de ce pays de tenter, souvent au péril de leur vie, de rejoindre les côtes de l’autre rive de la Méditerranée, par les moyens les plus précaires, s’exposant ainsi, et le plus souvent, à une mort certaine. Comme si le Maghreb n’avait pas besoin de tous ses enfants…pour se construire. On croit rêver.

Au lieu de redonner l’espoir à ces jeunes, on préfère faire tourner l’industrie de la mort. On s’arme. On s’équipe. On se prépare au pire. On se donne les moyens de la pire des confrontations qui puisse être : la guerre. 

Si le sujet n’était pas éminemment sérieux, je me serais peut-être surpris à penser que certains de ceux qui gouvernent les états de la région manquent pour le moins de discernement…pour ne pas dire qu’ils inscrivent leur action dans une logique indiscible…une logique dont ils doivent être les seuls à comprendre la pertinence, le bien fondé, la justeté.

Mais pourquoi donc tant d’agitation, tant de bruits de bottes et de vociférations diplomatiques ? J’oubliai : c’est vrai que dans la région, il existe un Etat donneur de leçons, un Etat gardien du temple de cette idéologie désuète héritée des années 60, un Etat soucieux de garantir aux peuples leur droit à se prononcer sur leur avenir. Sauf que là où il est le plus virulent pour défendre ce principe, c’est chez lui…dans ses propres territoires…qui servent de base arrière aux indépendantistes qu’il soutient et dont il sait que la relation que ceux là entretiennent avec son pays voisin ne sont de l’ordre ni de la sympathie ni même de la simple indifférence. 

Quand je regarde la carte tracée au lendemain de l’indépendance des pays de la région, je me dis que nos voisins algériens ne manquent tout de même pas de toupet. Jetez un simple regard et vous comprendrez. En Algérie, il vous suffit de vous baisser et de creuser à la main un trou dans le sol pour qu’une envolée de pétrole vous éclabousse le visage. Grâce à ce découpage, l’Algérie dispose d’importantes réserves pétrolières qui lui font drainer tous les ans des chiffres à vous donner le vertige et dont on ne peut qu’être désolé qu’ils ne profitent pas véritablement à ceux qui devraient être les premiers à en tirer profit : les Algériens. Sur cette carte, vous repérerez un immense territoire algérien, le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie se répartissant le reste.

Aujourd’hui, cette carte, pour le moins choquante historiquement, n’en est pas moins admise par tous. Chacun a fait contre mauvaise fortune bon gré. Et puis nous sommes des enfants de la civilisation musulmane : le voisin est sacré, n’est-ce pas ?

Alors pourquoi s’acharner à vouloir défendre une cause qui n’en est pas une ? Pourquoi entretenir un foyer de tension alors que rien au fond ne le justifie véritablement ? Que je sache, ce n’est pas manu-militari que le Maroc a récupéré ses provinces du sud ? Ce retour a été la consécration d’une marche dont tout le monde retiendra qu’elle a été pacifique et qu’elle s’est déroulée au vu et au sus de la communauté internationale. Nous ne sommes tout de même pas dans le schéma de l’invasion du Koweit par l’Irak. On sait comment dans le cas de cette occupation illégitime la communauté internationale a réagi. Rien de tout cela dans l’affaire qui nous concerne. En l’occurence, on a rendu à César ce qui lui appartenait…ni plus ni moins.

Que l’on ne nous raconte donc pas n’importe quoi. Ce n’est un secret pour personne. Cette crise que l’on s’obstine à entretenir est utilisée à des fins de politique intérieure. Les difficultés intérieures et le bilan économique et social sont tels qu’il peut paraître de bon ton d’essayer de faire diversion. On peut effectivement comprendre qu’il est dans l’intérêt des dirigeants algériens de faire en sorte que l’attention des gouvernés soit détournée. Sinon, le choc pourrait être fatal.

Jusqu’à ces dernières jours, je pensais que le prix Nobel était une récompense accordée unilatéralement par un comité de sages. Je sais désormais que l’on peut se porter candidat à l’obtention de cette récompense. Le chef de notre Etat voisin semble même avoir franchi ce pas. C’est vous dire…

Une chose me chagrine, c’est qu’au lieu de me faire agresser les oreilles par ce discours faussement tiers-mondiste, j’aurais souhaité connaître le fond de la pensée de nos frères algériens sur cette question. Je dois avouer qu’au fond de moi, j’imagine qu’ils ne sont pas loin de partager la foi des marocains quant à la légitimité de la cause qu’ils défendent. Et je me dis que lorsque cette sagesse populaire fera entendre sa voix, le Maghreb se construira. Nous autres, autres Etats de la région, nous sommes prêts…on attend. Pour le reste, l’histoire jugera.

En attendant, et à défaut d’être construit par les premiers intéressés, le Maghreb sera dessiné par l’Europe…au plus prêt des intérêts des Etats du nord de la Méditerranée. Un front uni, d’un côté, et un ordre dispersé, de l’autre…autant parler d’une opportunité inespérée pour l’Europe qui commence à se trouver à l’étroit, à l’intérieur de ses frontières.

      

 

  

 




Au théâtre électoral

17032008

Elections municipales françaises…

Le temps d’une soirée à faire le tour des chaînes télé de l’hexagone et on a tout compris. On a fait le tour de la question. Mais là n’est pas le propos.

Les tenors des formations politiques font le tour des studios. Et à chaque passage, les mêmes échanges, les mêmes idées, les mêmes phrases sont inlassablement reproduites. A croire que les uns et les autres jouent de véritables rôles de composition. De là à imaginer que durant les quelques jours qui ont précédé la soiréee électorale, tout un chacun à conscienseusement potassé son script, le pas est vite franchi. Je n’ose pas imaginer que même la gestuelle a été soigneusement travaillée.

Après les répétitions, le spectacle. Qu’il semble lointain, le temps de la spontanéité et des envolées lyriques. Ce temps là semble avoir été enterré en même temps que ceux dont l’implication en politique était une affaire de coeur…jamais une question d’égo ni encore moins d’ambition personnelle. 

 




Proposition indécente

11032008

En matière de transactions immobilières, le paiement d’une partie du prix au noir est malheureusement devenu la règle. Tout le monde vous le dira. Les acquéreurs ne peuvent échapper à ce diktat imposé par les promoteurs qui réussissent, par ce biais, à se soustraire à l’obligation de payer une partie de l’impôt dont ils sont redevables.

Ce comportement est tout simplement lamentable et en dit long sur le civisme de ceux qui se prêtent à cette gymnastique. Car pendant qu’ils se dérobent au paiement de l’impôt, ce sont les personnes atteintes du cancer, par exemple, qui paient la TVA sur les médicaments qui leur sont prescrits et qui participent ainsi au financement du budget de l’Etat.

J’entends dire aujourd’hui que le président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers demande à l’Etat de « passer l’éponge sur le paiement au noir dans le cadre des transactions immobilières sur les cinq dernières années ». En contrepartie, les opérateurs s’engageraient à bannir la pratique du dessous de table.

Je trouve cette proposition tout simplement indécente. Elle est une insulte adressée à toutes celles et à tous ceux qui travaillent dans la transparence et le respect de la législation fiscale.

Mon indignation est si grande que le courage de m’étendre sur le sujet me fait défaut. Je voudrais néanmoins, et en désespoir de cause, conclure sur une contre-proposition.

Au lieu de prendre un hypothétique engagement pour l’avenir, messieurs les promoteurs, témoignez de votre bonne foi dès à présent. Car la solution est toute trouvée. Déclarez les sommes encaissées au noir durant les quatre dernières années non prescrites et payez l’impôt correspondant. Maintenant, que l’administration fiscale décide, dans le cadre d’une négociation, de vous faire une fleur en vous accordant la réduction ou l’annulation des amendes ou majorations dues, passe encore. Mais de grâce et par respect pour vos millions de compatriotes qui ne savent du noir que ce qu’ils lisent dans les journaux, ne demandez pas à ce que, par l’amnistie fiscale, vous ôtiez le droit à l’inspecteur du fisc de venir contrôler vos comptes.

 




Et si on chantait pour les enfants de Palestine ?

6032008

Si on joignait les actes aux paroles des chansons qui se bousculent sur nos ondes, le monde serait un paradis…écoutez donc…mais qu’attends-tu pour leur parler, l’artiste ? Là bas, ils ne blessent pas…là bas, ils tuent.

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Du pouvoir des puissants de banaliser les crises

3032008

Ils sont des dizaines, le plus souvent désarmés, à tomber quotidiennement sous les tirs et les bombes lancés par l’une des plus grandes puissances militaires du monde. Parmi ceux là qui tombent, des civils, des femmes et des enfants aussi. Autant dire l’horreur dans sa manifestation la plus abjecte, le comble de l’inhumanité, le paroxysme de la violence gratuite. En quoi tuer un enfant peut-il être utile pour gagner une guerre?

Mais si les faits sont graves, plus grave encore est de voir, avec quelle cynique habileté et quelle efficacité, certains, forts de leur puissance multiforme, réussissent à noyer l’horreur dans la banalité, à convertir l’atrocité en actualité anodine, à imposer que le culte du souvenir soit plus important que l’horreur conjuguée au présent. L’histoire ne sert plus à rien, elle, dont les vertus pédagogiques devraient justement enseigner que les erreurs ne soient pas renouvelées. C’est tout au contraire de cela que l’on assiste. L’inspiration de ceux-là qui sèment aujourd’hui la terreur même chez les enfants semble paradoxalement puisée dans l’horreur de l’histoire dont ils ont été les victimes récentes.

En quelques jours seulement, plus de cent palestiniens ont violemment perdu la vie. Et des vies, depuis que le conflit existe, il ne se passe pas un jour sans qu’ils n’en disparaissent quelques unes…sans que cela n’intéresse ni ne mobilise véritablement personne. L’actualité fait plus de place à toutes sortes de faits anodins qui ne méritent même pas d’être rappelés qu’à la mort de bébés innocents. J’en perds le courage et en viens à douter du nécessaire sentiment d’appartenance à l’espèce humaine. Si être humain, c’est avoir l’animalité de tuer un enfant, je préférerais être autre chose…je préférerais n’être rien. Paix à vos âmes, innocents bébés palestiniens.

 







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