Alerte au tsunami économique mondial

23042008

L’économie mondiale est malade. Les experts de la régulation ne savent plus à quel saint théoricien de l’équilibre général se vouer. Nulle stratégie n’apparaît en mesure de faciliter un retournement de conjoncture. Au contraire, tous les ingrédients d’une crise économique d’une ampleur inégalée semblent réunis.

La population mondiale, dans son immense majorité, éprouve de plus en plus de difficultés à vivre dans les standards de la dignité. La flambée des cours du pétrole et de ceux d’un certain nombre de produits stratégiques dont les céréales figurent en bonne place accentue la précarité de cette population. Exit donc tous ces programmes dictés par les organismes financiers internationaux qui ont amplement fait la preuve de leur inefficacité. A croire que les mécanismes d’ajustement structurel imposés à certains pays du sud étaient plus destinés à doper les économies occidentales qu’attachés à juguler les difficultés rencontrées par ces pays. 

Les nations les plus puissantes ne sont pas en reste. L’inflation y redémarre. Les parts de marché à l’exportation se réduisent de manière drastique du fait de la montée en puissance des économies émergentes. Le chômage persiste, voire s’amplifie dans certaines régions en partie du fait des délocalisations opérées dans une course effrénée aux gains de compétitivité.  Le système financier international présente toutes les caractéristiques d’une bombe à retardement. En Angleterre, la banque centrale a du renflouer les caisses des banques pour parer aux effets de la panique que pourrait suciter chez la population certaines anticipations pessimistes.

A observer ce qui se passe, à voir au quotidien comment et à quel rythme la situation se dégrade, à être sensible aux difficultés réelles et croissantes de ceux qui constituent la frange la plus importante de la population mondiale, on ne peut qu’être habité par un sentiment d’angoisse…à la limité de la frayeur.

Des émeutes éclatent un peu partout à travers le monde. Les plus fragiles paient souvent le prix des erreurs commises par ceux qui règnent sur le monde. Pendant que les puissances industrielles polluent, les états les plus pauvres subissent de plein fouet les effets du déréglement climatique, du réchauffement de la planète et de la désertification.

Alors, que du haut de leur piédestal, ceux-là même qui ont semé les graines des difficultés actuelles nous parlent de morale, s’érigent en donneurs de leçons ou essaient d’imposer au monde un statut d’arbitre et de gendarme, tout cela fait gentiment rire…tout cela navre et désole.  

La gravité de la situation économique mondiale ferait presque oublier les drames qui frappent certains endroits de la planète. Que l’on ne s’y méprenne pas. Il y va de l’intérêt du monde. La crise pourrait avoir des effets inédits.

A l’échelle de l’Histoire, la longue, peut-être sommes-nous en train d’assister à une mutation profonde. Que de la période qui s’achève, l’on sache donc retenir les leçons. Que nul ne croit qu’il puisse durablement bâtir sa force d’un rapport de force qui lui est favorable. Car cet avantage finira toujours par être accaparé par un autre. Dans une telle perspective, pour que la transition soit harmonieuse et le modèle perenne, toute décision doit être prise dans le souci de bénéficier au monde…et non plus à la communauté, concept désuet.

Ne nous dit-on pas, en effet, que le monde est devenu un immense village ?

 




Diversité culturelle

3042008

Le discours surprend par sa violence. Depuis quelques semaines, le ton est monté chez certains « défenseurs » de la culture amazighe. Dans la presse, je lis que des courants politiques font leur lit de cette question pour renforcer leur rang et augmenter leurs chances de retrouver une place dans les rangs du gouvernement. Est-ce à dire que la cause doit plus être entendue comme un moyen cynique de reconquérir une parcelle de pouvoir que comme un combat authentique ?

La diversité culturelle est une chance. Qui donc pourrait le contester ? Elle apporte à la nation un patrimoine d’une rare richesse…insuffisammment valorisée, certes, il faut le reconnaître. Mais quand on sait le budget réservé au ministère de la culture, l’on doit reconnaître que toutes les cultures sont logées à la même enseigne et que, dans ce contexte, la culture amazighe ne subit aucune injustice. La problématique doit donc être posée dans son principe général.

Entendons-nous donc bien. Cette cause, comme toutes celles qui se battent pour la défense des particularités culturelles est une cause légitime. Et puis, il ne faut pas l’oublier, à moins de vouloir faire preuve de démagogie, il n’est pas une seule voix pour s’opposer à cette reconnaissance.

Ce qui est donc choquant, troublant…ce qui peut laisser dubitatif, c’est de voir que face à une cause qui suscite l’unanimité, certains trouvent quand même le moyen paradoxal de développer un discours relativement extrême, comme s’il y avait péril en la demeure.

Or, que je sache, une cause, quelqu’elle soit, dès lors qu’elle est partagée par tous n’en demeure plus véritablement une. Elle devient une évidence dans laquelle tout le monde se reconnaît. La question devient tout simplement celle du projet culturel qu’il conviendrait de construire, des moyens qui seront consacrés à cette construction et du temps que le chantier devait prendre.

Alors, où est donc le problème…et pourquoi tant d’agitation ? Personnellement, je n’y comprends pas grand chose. Ou bien seraient-ce mes vieilles lunettes qui me joueraient des tours. Tiens, j’y pense…je m’en vais de ce pas prendre rendez-vous chez mon ophtalmo.     

En attendant, un petit moment de pur bonheur….

 

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