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Silence…on tue en Palestine.

30122008

Les événements de Gaza sont une incarnation de l’horreur. Ils représentent ce que l’humanité peut produire de pire. L’administration délibérée et massive de la terreur dans le territoire de Gaza fait froid dans le dos. Près de soixante ans après que la puissance occupante britannique eut décidé de donner refuge aux survivants de l’holocauste dans cette partie du monde, la calvaire des palestiniens est quotidien…dans une indifférence affligeante.

C’est donc à une « guerre sans merci » qu’Israël a décidé de se livrer. Les raisons invoquées sont affligeantes. Nul ne croît à la thèse officielle d’une volonté sincère d’éradiquer la menace constituée par le Hamas. L’histoire de David contre Goliath est un mythe. Qui pourrait croire à la thèse d’une puissance nucléaire mise en difficulté par des jeteurs de cailloux. La vérité est ailleurs. La guerre est un outil de propagande électorale. Les travailliste veulent faire la démonstration aux électeurs israëliens que, tout autant que le Likoud, ils savent prendre les armes et faire preuve de fermeté. Gagner une élections au prix d’un massacre fait désormais partie du jeu démocratique israëlien. La démocratie a atteint un degré de maturité telle que la vie politique israëlienne s’accommode sans mal d’un premier ministre véreux, en proie à des difficultés judiciaires pour de sombres affaires de corruption. Ce qui aurait pu indigner ailleurs ne fait pas l’ombre d’une attention ici.

Une guerre lancée alors que le pouvoir politique est vacant aux Etats Unis. Les communiqués de la Maison Blanche qui démontrent cette vacance sont d’ailleurs consternants. Les Etats Unis comprennent le souci légitime d’Israël de se défendre. Ils ne s’attardent pas sur les souffrances endurées par les populations civiles palestiniennes. Les dégâts collatéraux des frappes israëliennes ne les émeuvent pas outre mesure. L’image de ces enfants que l’on retire des décombres d’un immeuble détruit, morts pour certains et en souffrances insupportables pour les autres, ne les affligent pas plus. La vie d’un homme, celle d’une femme ou d’un enfant n’auraient-elles donc pas la même valeur selon que ces hommes, ces femmes et ces enfants soient de là ou d’ailleurs.

Le peuple palestinien, encerclé, désarmé, affamé et privé de l’essentiel est en détresse. Au vu et au su de tous, à l’heure du village planétaire et des télévisions satellitaires, le malheur est vécu en direct … dans une indifférence quasi générale. Et ce ne sont pas les manifestations organisées ici où là par des âmes véritablement généreuses qui suffiront à dénouer la crise.

L’arrogance de la puissance occupante est à couper le souffle. Comment est-il possible que la communauté internationale reste muette à de telles exactions ? Comment est-il possible que les nations les plus influentes du monde ne soient pas sensibles au chagrin d’enfants innocents marqués à jamais par des images d’une extrême violence ?

A défaut de réagir, le monde se rend complice de la catastrophe qui se déroule sous nos yeux. Le monde fête Noël. Demain, il fêtera la Saint Sylvestre. Encore une preuve que le Père Noël n’existe pas car, tel qu’on le connaît, s’il savait ce qui sa passe au pays de la nativité, il rangerait son traineau cette année et n’apporterait point de cadeau. 

Que ce soient des survivants ou des descendants de ceux-là même qui subirent les pires atrocités produites par l’histoire contemporaine donne à réfléchir profondément. Le nazisme, au lieu d’avoir innoculé plus d’humanité dans les âmes et les coeurs des peuples, semble, au contraire, avoir attisé les pires réflexes. Les dirigeants israëliens, comme sous l’effet du syndrome de Stockholm, semblent reproduire le schéma dont ils ont été les victimes. Ils sont comme sous le coup d’un attachement inconscient aux méthodes de leurs anciens tortionnaires, des acteurs du génocide et de la shoah. Si tel devait être le cas, le monde devrait aider ce pays à retrouver l’équilibre et lui apprendre à contrôler ses pulsions collectives. C’est à une véritable psychanalyse collective qu’il devrait donc le soumettre.

Il m’est souvent arriver de rêver d’un pays où, israëliens et palestiniens, vivraient en paix et dans l’harmonie … dans le respect des différences. Ce qui se passe aujourd’hui trace au contraire les lignes d’un avenir des plus sombres. L’utilisation de la force démesurée risque d’attiser les haines. Les coups portés à des enfants innocents ont de fortes chances de s’avérer improductifs. La guerre de ces derniers jours, au même titre que celles qui l’ont précédé, prépare la haine qui se lira dans les yeux de ces enfants lorsqu’ils deviendront adultes. L’Etat hébreux semble se désintéresser de l’avenir de ses enfants. Au lieu de leur dessiner un horizon fait de paix, il sème les graines de leurs souffrances à venir.

Peut-être est-ce l’irresponsabilité inhérente à une telle inconséquence politique qui fit, qu’en 1952 déjà, Albert EINSTEIN déclina l’offre qui lui avait été alors officiellement faite de prendre la présidence de l’Etat d’Israël ? N’est pas visionnaire qui veut …




Ma prière au temps

24122008

C’est la fin de l’année. Il est de tradition de saisir cette occasion pour adresser des voeux. L’honnêteté eut voulu que ces voeux ne concernent que des êtres chers. La réalité est plus triste. Moins de sincérité et plus de convenance semblent être devenus la règle. On congratule désormais tous ceux qui figurent sur le répertoire du téléphone portable. Il suffit d’un clic pour que vous fassiez vos voeux même à ceux dont le souvenir n’a plus effleuré votre mémoire depuis des mois. Des noms parfois qui vont jusqu’à ne plus rien signifier pour vous. Un numéro auquel vous n’associez aucun visage.

Et puis je suis las de ces voeux pompeux de bonheur, de bonne santé et de prospérité. Le temps les a vidé de sens. les années passent et vous ne voyez rien venir. Alors à quoi bon continuer de croire au Père Noël, lorsque vous avez appris à vos dépens qu’il n’existe malheureusement pas.

Non, cette année, il me vient une idée. Je veux quitter les sentiers battus. Je veux nourrir un autre rêve. S’il devait arriver que ce rêve soit aussi niais que les autres, au moins, le temps qui s’écoulera avant que je ne me rende compte, une fois encore, de ma naïveté, l’espoir  m’habitera. Il vaut mieux peu d’espoir que pas d’espoir du tout, non ? 

Cette année, je voudrais adresser ma prière au Temps, celui-là qui est marqué par le tic-tac des horloges suspendues aux salons … encore que de nos jours ce soient les horloges silencieuses qui soient les plus prisées.

Au Temps, je voudrais lui demander de se figer pour les gens heureux. Je voudrais qu’il s’accélère pour tous ceux qui sont en attente de bonheur, de paix et de liberté. Je voudrais surtout lui demander de s’arrêter pour tous ceux qui sèment la désolation et la terreur.

Alors, s’il te plaît, le Temps, veux-tu dessiner au monde l’image du bonheur pour l’année qui vient ?




Les mots interdits

12122008

Ce mot là, j’ai du le prononcer des millions de fois. Il était la clef qui me permettait d’ouvrir bien des portes. Il était la baguette magique qui pouvait transformer quelques uns de mes rêves d’enfants en réalité. Il était l’aile sous laquelle je pouvais m’abriter lorsqu’il m’arrivait de craindre quelque chose ou quelqu’un. Ce mot là, il m’a permis de faire mes premiers pas. Lorsqu’un jour, lui empruntant un journal, il me vit pour la première fois en déchiffrer quelques lignes, je lus dans ses yeux une extrême fierté, un immense bonheur. Cet émerveillement n’a ensuite jamais cessé d’accompagner chacun des progrès que je réalisais au fil du temps et des années qui se succédaient. Mes victoires étaient les siennes et mes peines aussi.

Ce mot là, depuis qu’il est parti, je ne l’ai jamais plus prononcé…sauf la nuit dernière où mon âme, lasse et excédée de ne l’avoir pas entendu exprimer depuis si longtemps, se l’est appropriée. Comme à mon insu, ma bouche a alors cédé à une tristesse intérieure infinie. Sans que je ne le veuille ni n’y pense, de ma bouche il a alors  jailli, m’ôtant à mon sommeil.

Ce mot, je ne l’avais naturellement plus prononcé depuis qu’il m’a quitté. Depuis, je m’oublie parfois à contempler longuement les nuages dans l’espoir naïf de l’y voir, un jour, suspendu et d’y croiser son sourire.

Ciel que la clef, la baguette magique et l’aile me manquent terriblement. Je ne comprendrais jamais comment l’homme peur survivre à la mort d’un être cher ni comment après cela il peut retrouver le sourire. Je meurs de ton absence, père. 







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