Des inconvénients du développement des nouvelles technologies de l’information

16062009

Avec les progrès de la technologie, l’information exerce désormais une véritable tyrannie sur l’homme. Elle est là, omniprésente.  Elle s’incruste. A force de répétition, immanquablement, à un moment ou à un autre et par un moyen ou par un autre, elle réussit à s’introduire dans les esprits, souvent par effraction. Les sujets sont tellement tournés en boucle que, quoique l’on fasse, on finit par se les approprier, les intérioriser. 

Et puis les sujets se suivent à une vitesse qui donne le vertige. Le monde n’a pas fini de faire le deuil des passagers d’un airbus disparu au large du Brésil ou de suivre au jour le jour la progression de la grippe porcine que, déjà, il doit faire sien les évènements en cours en Iran après que les élections présidentielles y donnèrent les résultats que l’on sait.  De quoi donc demain sera-t-il fait ? A quel nouveau drame devrons-nous assister ? Le commerce est florissant. Il est vrai que les drames font tellement le quotidien du monde que, pour qui choisit de prendre pour métier d’en faire quotidiennement la revue, l’activité ne risque pas d’enregistrer un quelconque ralentissement.

Radios, télés, téléphones portables et, monstres par dessus tous les monstres, ordinateurs portables et internet à haut débit sont là pour que rien ne vous échappe. L’information s’invite en temps réel. Un clic, une info. Une déferlante que rien n’arrête.

Sauf que pendant que l’attention se porte sur des sujets d’intérêt secondaire, cette même attention est détournée de l’essentiel. A force de s’intéresser à des sujets qui marquent une actualité souvent lointaine, l’attention accordée à des questions plus essentielles se réduit à une peau de chagrin. Serait-ce donc là le moyen, pour certains, d’instrumentaliser cyniquement la situation pour renvoyer aux calendes grecques le réglement des véritables problèmes, ceux-là qui ont effet direct sur le quotidien des gens ?

 

 




De la relativité de la puissance prétendue

4062009

Lundi 1er juin 2009, un avion disparaît au large du Brésil, en plein océan atlantique avec, à son bord, 216 passagers de diverses nationalités et 12 membres d’équipage. Depuis que les tours de contôle ont vu disparaître de leurs écrans-radars le moindre signe du vol AF 447 reliant Rio de Janeiro à Paris, il s’est écoulé près de quatre jours.

Malgré l’ampleur des moyens utilisés depuis l’annonce de la catastrophe, les informations qui continuent de parvenir au monde restent plus qu’approximatives.  Les survols de la zone du crash par une armada d’avions de diverses nationalités montrent quotidiennement leurs limites. Ils ne peuvent, en tout cas, pas avoir l’efficacité de la présence sur place de bâtiments maritimes. Or, l’on nous explique que l’arrivée sur place d’un premier bateau requiert huit jours de navigation. Autant dire qu’avec les moyens mobilisés dans le domaine de la recherche aérospatiale, il s’avère paradoxalement beaucoup plus simple d’aller se poser sur la lune que de se rendre au large des côtes de notre bon vieux continent, pour y porter secours, quand cela est possible, à de pauvres naufragés. 

Alors, que l’on parle aujourd’hui de puissance militaire, nucléaire ou industrielle fait tristement sourire. Ce qui se passe aujourd’hui sous nos yeux est accablant, douloureusement accablant. Doit-on comprendre de tout ce que l’on voit et de ce que l’on nous dit que, combien même le vol AF 447 se serait posé en douceur à la surface de l’océan, sans faire de victimes, les naufragés n’auraient quand même pas pu être secourus ?

Il y a dans cette situation une dimension qui fait froid dans le dos. Exposer des femmes et des hommes à de tels risques relève, pour le moins, d’une extrême imprudence de la part de ceux qui en mesurent l’ampleur et qui ne font rien pour faire en sorte qu’il ne se réalise pas. La véritable puissance, c’est là qu’elle devrait se manifester … dans la capacité des Etats à protéger les leurs et les autres dans les situations extrêmes.

Au lieu de cela, on nous offre un triste spectacle. Pendant que des naufragés restent livrés à eux-mêmes, en plein océan atlantique quelque part entre les côtes sud-américaines et les côtes africaines, parce que les puissances n’avaient rien prévu contre cela, en Gironde, pour des histoires de vélo prétendûment volés, on mobilise la police en grands renforts pour cueillir de pauvres bambins à la sortie de leurs écoles, les conduire au commissariat et les soumettre, à leur âge, à de véritables interrogatoires. Est-ce donc cela la puissance ?







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