• Accueil
  • > Archives pour novembre 2009

De l’équité dans la répartition du patrimoine climatique mondial

30112009

Le débat fait rage. Il semble qu’à force d’agressions, notre planète, autrefois si belle et si paisible, se trouve désormais en proie à de terribles difficultés.  Certaines ne se sont d’ailleurs pas faites attendre. Le réchauffement climatique est là. On apprend dans le film catastrophe qui se déroule quotidiennement sous nos yeux qu’une grande partie de la glace qui recouvre l’ouest antarctique pourrait même disparaître si le volume des gaz à effet de serre atmosphériques produits par les différentes sources de pollution continuait de s’accroître et si le niveau des températures océaniques poursuivait inexorablement, lui aussi, son incontrôlable ascension.  C’est dire combien la vie du sympathique ours polaire, si cher à nos enfants sous sa forme en peluche, est aujourd’hui menacée. C’est dire combien aussi, au delà de cet exemple isolé, les équilibres de notre écosystème sont aujourd’hui menacés. A force de perdre les maillons, ne risque-t-on pas en effet de perdre la chaîne ? L’avenir le dira à nos petits-enfants.  Ils ont belle jambe et peuvent avoir fière allure ceux-là qui, doctement tout au long de l’histoire, nous ont, inlassablement et avec force de conviction, prêché l’idée que la responsabilité première du personnel politique était de préparer l’avenir. L’honneur du responsable politique ne se mesurait-elle pas, nous indiquaient-ils savamment du haut de leurs illustres estrades, à sa capacité de faire en sorte que la terre qu’il léguerait en héritage aux générations qui lui succéderaient serait plus douce que celle qu’il aurait lui-même connu, le temps de son éphémère existence ? 

Avant d’être atmosphérique, la pollution a donc d’abord été intellectuelle. A force d’irresponsabilité, la situation est devenue telle qu’aujourd’hui, le monde semble s’engager dans une véritable course contre la montre pour parer au plus pressé…à défaut de pouvoir trouver l’antidote magique qui lui permettrait de redonner à la planète sa douce et paisible image d’antan.  Pour prendre un raccourci, disons tout simplement que la crise écologique actuelle est le produit de la révolution industrielle. Les responsables sont ainsi tout désignés. De quoi accouchera la réunion de Copenhague ? Vraisemblablement de peu de choses. 

Dans ce contexte, une idée devrait ne jamais quitter les esprits. Il importe, vu la gravité des faits reprochés et la qualité des acteurs mis en cause, qu’en vertu des principes de droit communément admis en toutes autres matières, de poursuivre les principaux Etats pollueurs et de les astreindre à réparer les torts occasionnés à leurs victimes.  Dans le schéma qui se configure, il faut surtout exonérer les Etats innocents de toute accusation de participation à la dégradation de la planète de toute obligation de contribuer à quelque qu’effort collectif que ce soit, que cet effort soit physique ou financier, mis en place pour réparer ce qui peut l’être et arrêter ce qui le peut seulement. 

C’est en constituant leurs bas de laines, en se dotant de leurs complexes militaro-industriels, que les puissances actuelles du monde nous ont conduit là où nous sommes. Aujourd’hui c’est à elles seules qu’il incombe de réparer.

Quant aux nations qui continuent de courir derrière le développement, que l’on ne doute pas un seul instant qu’elles doivent conserver le droit le plus légitime de polluer, aussi paradoxale que cela puisse paraître, le temps de se constituer, à leur tour, leurs propres bas de laines.

Agir autrement relèverait d’un égoïsme criminel qui consisterait à consacrer de manière définitive les différences qui marquent aujourd’hui le développement des uns et des autres. Le monde a été abusé hier par les théoriciens de la solidarité inter-générationnelle. Il ne devrait plus l’être aujourd’hui par les gourous de la nouvelle théorie en gestation…théorie qui justifierait, thèse éminente et savante à l’appui, que l’état du monde dicte que chacun des ensembles géographiques composant le monde conserve sa position géostratégique, économique et social.      




Et si on parlait de choses autrement plus graves ?

25112009

A force de nombrilisme et d’égocentrisme, on en vient à perdre de vue les véritables maux qui frappent le monde. Comme si la présentation de faits divers, somme toute d’un intérêt tout relatif, relevait de l’ordre des priorités dans le combat qui doit être mené pour mettre fin aux véritables fléaux qui secouent la planète.

Au diable la main de Thierry Henri, fatale à l’équipe d’Irlande dans sa course à la participation à la prochaine coupe du monde. Peu m’importe que la tension soit à son comble entre l’Egypte et l’Algérie, toujours pour une banale histoire de football. Que l’Europe se dote de nouvelles institutions, que le débat en France soit de plus en plus braqué sur les prochaines élections régionales ou que le sujet qui occupe depuis des semaines l’opinion américaine porte sur la généralisation de la couverture médicale, tout cela mériterait de rester à l’extrême marge des soucis de l’humanité. Pire encore est le ressentiment provoquée par l’affichage insistant des querelles nourries par les ambitions égoïstes de certains acteurs de la vie politque en soif de pouvoir…ici et là.

Bien plus graves sont à mon sens les véritables fractures qui marquent le monde, celles-là même qui illustrent combien les puissances sont prêtes à tout pour préserver leur confort quelqu’en soit le coût pour des pans entiers de l’humanité. Pour preuve, un exemple parmi tant d’autres, un exemple crû, un exemple dont l’éloquence rend vain l’ajout de quelque commentaire que ce soit.

A l’heure qu’il est, pendant qu’un enfant né à Andorre peut espérer, en moyenne, vivre pendant 83,51 années, un autre enfant dont le destin aura voulu qu’il naisse au Swaziland ne pourra, tout au plus, vivre que 32,23 années.

Que dire de plus sinon ressentir un profond malaise en observant avec quel acharnement tous ceux-là qui sont censés nous éclairer sur l’essentiel passent au contraire le plus clair de leur temps à nous faire détourner l’attention de ce que devraient être les véritables priorités. Un peu moins de 32 ans, juste l’âge qu’il faut pour que les étalages des rayons des supermarchés des nations plus chanceuses soit généreusement et non moins régulièrement achalandés de riz, de coton ou de tabac…produits au moindre coût, au prix d’une vie réduite au strict nécessaire.

 

 







Communication NonViolente -... |
ma vision des choses!!! |
µTime |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | robert robertson
| Le VP Marie-Victorin
| TISSIRA-ALGER POUR LA COMMU...