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Chapeau bas Madame Hedy Epstein

29122009

A 85 ans, elle est l’une des dernières survivantes de la Shoah. Née en 1924 à Fribourg, en Allemagne, elle a perdu toute sa famille dans les camps de la mort avant de pouvoir être elle-même évacuée vers l’Angleterre en mai 1939.

Pour se voir refuser de participer à une marche vers Gaza, en souvenir du drame provoquée par l’offensive israélienne dans ce bout de territoire palestinien, Hedy Epstein a décidé d’entamer une grève de la faim dans l’espoir que les autorités égyptiennes reviennent sur leur interdiction de laisser partir la marche à partir de la ville de Rafah, ville à cheval sur l’Egypte et la bande de Gaza.

Il y a près d’un an, l’opération israélienne « plomb durci » faisait près de 1500 morts dans la bande de Gaza, dont des centaines d’enfants.

La mobilisation de cette dame juive, rescapée des camps de la mort et son soutien à ces palestiniens innocents soumis quotidiennement à la terreur de l’Etat hébreux est une belle leçon d’humanité. Elle est en même temps une source d’espoir. Si seulement les faucons israéliens voulaient bien en prendre de la graine.




Le mot de la fin.

14122009

Tout exercice ne peut avoir d’intérêt que dans la mesure où il participe à la contruction d’un projet, à la réalisation d’un rêve, allez savoir, peut-être même à la concrétisation de ce que d’aucuns pourraient considérer comme une utopie. Face à cela, à force d’entendre décrire les verres à moitié remplis comme des verres à moitié vide et jamais comme des verres à moitié plein, le découragement se fait envahissant.

Au lieu de nous vendre de l’espoir, l’on nous vend, le plus souvent du fond d’un fauteuil douillet, loin des misères du monde, de  la désespérance. Comme si le monde n’était que laideur et qu’il n’offrait point de ressource pour nourrir l’optimisme.

La précipitation et l’empressement sont de mauvais conseillers. Faire croire que la baguette magique existe et qu’il suffirait de lui insuffler un mouvement pour que « tout le monde il soit beau, tout le monde il soit gentil » paraît peu élégant, surtout à l’oreille de celui ou de celle qui, dans sa naïveté, pourrait finir par y croire.

Communiquer n’est pas un jeu à l’heure du village planétaire et de l’internet. Communiquer est une responsabilité. Penser autrement serait nier la réalité. Sur ce constat, le mieux paraît de mettre un terme à l’expérience. Manière d’ exprimer à ceux qui ont pu, à une occasion ou à une autre, la partager tout le respect qui leur est dû.

Et puis quelle meilleure occasion de dire également adieu à ces militants du dimanche qui défendent des causes comme on va à la pêche, quand le temps veut bien le leur permettre ou bien qui, sans scrupules, s’étalent sur un méchant rhume comme si cela pouvait faire avancer le monde.




Mais qui donc a parlé de crise?

9122009

Depuis quelques semaines, la montagne médiatique internationale continue de nous accoucher quotidiennement d’une souris. En attendant le dernier feuilleton de la série, la couverture de l’évènement est assurée sans relache. A la légitimité d’une cause nationale, à la dignité d’un peuple dont on semble minimiser la force des convictions et aux canaux traditionnels utlisés pour le réglement de ce type de différends, l’on veut, sans vergogne, opposer la vaniteuse légitimité du combat mené, depuis le terminal d’un aéroport, par une rentière de l’activisme séparatiste.

Sitôt publiée à la une, l’information finit par balayer sur son passage tout ce que le monde peut compter de réelles tragédies. Copenhague pourrait même passer, devant cette déferlante, pour un simple fait divers. L’évolution de l’état de santé d’une préposée au militantisme, affectée il y a peu de temps encore à une fonction municipale et émargeant à ce titre sur le budget de l’Etat  et prête tout aussi bien à changer demain son fusil d’épaule pour se rallier à une autre cause toute aussi lucrative est suivie à la loupe. Les bulletins de santé défilent pour rassurer les coeurs fragiles ou faire monter l’adrénaline chez ceux, plus portés sur le cinéma d’horreur.  C’est selon le type de consommateurs de l’information.

Le tableau est pathétique. Des enfants sont pris en otages pendant qu’il n’est pas une seule cause au monde qui justifie que l’on instrumentalise des enfants. Des enfants se font dicter un appel partisan, immédiatement répercutés par les rédactions. La méthode fait froid dans le dos. Pitoyables méthoses.

Il y a quelques semaines seulement, une femme minée par la maladie, une maman aussi, a mené un incroyable combat. Elle s’est battue jusqu’à son dernier souffle pour obtenir un visa, espérant ainsi aller recevoir ailleurs des soins qu’elle ne pouvait recevoir, chez elle, essayant, par là même, de se donner les chances d’accompagner le plus qu’elle le pouvait ses enfants dans la vie. De visa, elle n’en obtint jamais. De sa mort, nul des donneurs de leçon d’aujourd’hui ne s’en est véritablement soucié.  Le fait est que, depuis la date de son décès, ses enfants souffrent dans l’indifférence de la machine médiatique. Lorsque l’information ne nourrit plus son monde, alors, les rideaux tombent. Peu importe alors le poids du malheur, du chagrin et de la souffrance. 

De la compassion sélective. De la compassion spectacle ou des limites de ce qu’aucuns se sont attachés à qualifier de quatrième pouvoir.

L’appartenance à un Etat souverain impose des règles. Ce principe est universel. La constitution espagnole, par exemple, prévoit que l’Etat puisse déchoir de sa nationalité quiconque se rendrait coupable de trahison. Partant de cette référence, légitime et conforme aux principes de droit universellement admis, comment est-il possible qu’un Etat qui érige naturellement la fidélité et le dévouement à la nation au coeur de sa loi fondamentale s’offusque du fait qu’un autre Etat, tout aussi souverain, réagisse fermement à une manifestation de franche hostilité à son égard. Qui plus est lorsque cet Etat se trouve objectivement engagé dans une situation de guerre patente, mobilisant toutes les forces de la nation. 

La suite réservée à cette manifestation d’hostilité, n’en déplaise aux journalistes en déficit de culture juridique,  apparaît paradoxalement, au regard de ce que prévoit la loi, d’une clémence surprenante. En cela, il faut rendre à César ce qui lui appartient. Or, cette vérité là semble ne présenter aucune vertu marketing pour les professionnels de l’information, toujours en mal de sensations.

Une question alors? Que faire aujourd’hui face à ce matraquage et à cette déferlante qui finiront bien un jour, à n’en pas douter, à céder le pas à une autre affaire parce que celle là, la nouvelle affaire, fera que les rotatives continueront, dans le rythme infernal qui les caractérise, à tourner encore et encore, à nous en assourdir?

Et bien que les rotatives tournent et que nous poursuivions notre chemin, sereinement. L’histoire de la diplomatie est riche d’expériences diverses et même proches de nous qui montrent que moins l’on porte d’intérêt à la réaction de l’opinion face à un évènement donné, plus on a de chances, armés de la seule force de ses convictions,  d’aller au bout de ses desseins.

 

 

 




A Eva Baila

7122009

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Un doux moment d’évasion. Une occasion rare pour se rappeler combien la vie est également faite de choses belles. Si le pouvoir m’en était donné, je décréterais qu’il serait interdit, une journée par semaine, d’évoquer quelque malheur que ce soit à la télé et dans les journaux. Une journée de retour sur soi, d’introspection libre…pour que chacun se souvienne que la vie, c’est aussi du bonheur. Une journée à l’italienne!




OBAMA Président…mais quel chemin parcouru!

4122009

Ils ont, tous trois, marqué l’histoire contemporaine des Etats Unis et du monde. vu sous l’angle de certaines de leurs déclarations, l’élection de Barack OBAMA relève tout simplement du miracle. L’expérience américaine est édifiante. Elle nous enseigne que quelle que soit la force de l’obscurantisme, celle-ci finit toujours par céder devant le poids de la légimité des causes justes. Et comme le disait si justement François Mitterand, il suffit pour cela tout simplement de donner le temps au temps. Rendez-vous compte, voilà comment ils pensaient alors et ce qu’ils disaient :

Theodore Roosevelt

« Je suis entièrement d’accord avec vous pour dire que en tant que race et dans l’ensemble, ils (les noirs) sont tout à fait inférieurs aux blancs ».

« Je n’irais pas jusqu’à penser que les seuls bons Indiens sont les Indiens morts, mais je crois que c’est valable pour les neuf dixièmes, et je ne souhaiterais pas trop me soucier du dixième ».

« Je n’ai pas été capable de trouver une solution au terrible problème offert par la présence du Noir sur ce continent. Il est là et ne peut être ni tué ni chassé ».

« Je souhaiterais beaucoup que l’on empêchât entièrement les gens de catégorie inférieure de se reproduire, et quand la nature malfaisante de ces gens est suffisamment manifeste, des mesures devraient être prises en ce sens. Les criminels devraient être stérilisés et il devrait être interdit aux personnes faibles d’esprit d’avoir des descendants ».

Thomas Jefferson

« Je suis donc amené à penser, mais ce n’est pas là qu’un sentiment, que les noirs, qu’ils forment une race distincte ou qu’ils aient subi une séparation due au temps et aux circonstances, sont inférieurs aux blancs quant au corps et à l’esprit ».

Abraham Lincoln

« Je dirai donc que je ne suis ni n’ai jamais été pour l’égalité politique et sociale des noirs et des blancs, que je ne suis pas, ni n’ai jamais été, pour le fait d’avoir des électeurs ni des jurés noirs, ni pour le fait de les former à des fonctions, ni en faveur des mariages mixtes; et je dirai en plus de ceci, qu’il y a une différence physique entre la race blanche et la race noire qui interdira pour toujours aux deux races de vivre ensemble dans des conditions d’égalité sociale et politique ».

Fin de citations. Stupéfiant, non? A l’heure du débat sur l’identité nationale en France ou de l’annonce du résultat du référendum organisé en Suisse au sujet des minarets, le chemin parcouru par les Etats Unis devrait appeler les uns et les autres à plus d’humilité, à moins d’ostentation à caresser les électorats extrémistes dans le sens du poil. Que cette référence à l’histoire leur rappelle que l’avenir se construit comme coule un long fleuve tranquille et que ce ne sont pas les vaines joutes oratoires de quelques accros au pouvoir qui pourront y changer quelque chose.   

   







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