Les bonbons et la liste noire.

10062010

La version électronique du Jerusalem Post nous apprend aujourd’hui que l’Etat hébreu a levé le blocus imposé à Gaza sur les sodas, les jus de fruits, la confiture, les épices, la mousse à raser, les frites, les biscuits et les bonbons. Il est par ailleurs précisé que certains produits relevant de cette liste ont déjà été acceptés dans le territoire.

Mais que viennent donc faire les bonbons dans cette affaire de blocus ? Et la confiture ? Et les biscuits ? Voilà donc le cynisme de l’Etat hébreux révélé au grand jour. A moins de nous expliquer que ces douceurs chères à tous les enfants du monde constituent une menace pour la sécurité d’Israel…

Tout simplement incroyable et lamentable à la fois. 




De la manipulation des temps

8062010

Il est erroné de parler de temps au singulier. Puisqu’il existe une grande variété de temps, c’est au pluriel qu’il faudrait toujours conjuguer ce mot. La lettre  »s » qui en conclue l’orthographe, même conjugué au singulier, semble ne pas être anodine à cet égard. Le temps est divers et multiple. Il peut être infiniment court comme il peut sembler ne pas avoir de fin. Il va de la nano-seconde à l’éternité. Ephémère il est lorsqu’il dure le temps d’un éclair illumant le ciel. Sans fin il apparaît lorsque l’on mesure le temps écoulé depuis que l’humanité peuple la terre et que l’on garde à l’esprit que ce temps là continue de se dérouler sous nos yeux sans que l’on ne soupçonne d’ailleurs quelle en sera la limite.

Dans cette diversité de temps, il y a comme une horloge magique battant à plusieurs vitesses où une foultitude d’évènements iraient puiser leur rythme. Le temps marque ainsi la vie, dans toute sa diversité. Le temps d’une grossesse, celui que prend une fleur pour éclore, un fruit pour mûrir, un être pour s’assagir, une saison pour succéder à une autre, une génération pour en remplacer une autre … Il n’existe pas un événement qui ne soit directement lié au temps. Le temps est généreux. Il peut prendre autant de formes que ne le lui dictent les évènements. Ce faisant, il s’offre à l’évènement dans les conditions qui rendent sa survenue possible. Le temps est bienveillant. Il se porte comme un costume taillé sur mesure.

Une fois ses mesures prises, il suffit de le laisser faire. Il faut laisser le temps au temps. Le temps est tout sauf tyrannique. Il n’est qu’abnégation. Il est au service de ce dont il détermine désormais le rythme.

Mais le temps a un ennemi. Son ennemi, c’est l’homme. Il y aurait tant de choses à dire sur cette animosité. A commencer par le fait qu’à force d’essayer d’aller plus vite que le rythme naturel du balancier et de vouloir s’inventer des choses dont on peut tout démontrer sauf la nécessité vitale, l’homme en arrive à détruire son propre environnement. L’homme oublie que le temps n’est pas à l’image de la bête que l’on peut apprivoiser. Combien même déciderait-il par exemple de remonter le temps qu’il n’y parviendrait bien naturellement pas.

Le temps est souverain, impérial, implacable. Essayer de vendre un temps donné pour un autre relève du charlatanisme. Et nombreux sont les charlatans qui, pour satisfaire leur égo et faire prospérer leur fond de commerce, partant de l’ignorance de ceux qui les écoutent, n’ont de cesse de se prêter à ce jeu.

Appliqué à la politique, ce jeu peut produire des effets redoutables. Abuser l’opinion en lui faisant passer un temps pour un autre est irresponsable. Cela ne peut, tout au plus, se solder que par une perte de temps…car une fois son rythme arrêté, le temps n’est plus extensible ni réductible. Le temps qu’éclose la rose ne ressemblera jamais à un autre. Qu’on se le dise bien.  




Une fois encore, Israel se paie la tête du monde

1062010

A force d’user des mêmes arguments pour justifier l’inqualifiable, Israel se trouve aujourd’hui prise encore plus au piège de son propre jeu. Combien même les militants de free gaza auraient été armés, eut-il été possible qu’ils le fussent suffisamment pour constituer une menace pour l’une des armées les plus puissantes au monde. Fallacieux arguments qui ne trompent plus personne. L’Etat israelien est un état hystérique au point que ses actes sont systématiquement disproportionnés, en tout cas sans aucune mesure avec les faits qui en justifient le déploiement.

Comment ne pas dire qu’en bafouant les règles du droit international que c’est d’un Etat voyou qu’il s’agit. Sévir avec une extrême violence, qui plus est dans des eaux internationales pour réprimer un convoi humanitaire en route vers Gaza, en proie à un blocus aux conséquences inhumaines est une insulte au monde. Insulte d’autant plus indélicate qu’elle s’adresse aujourd’hui et de plus en plus à ceux-là même de ses plus fidèles alliés sans qui les choses auraient été toutes autres.

Combien de temps encore les Etats Unis ou l’Europe pourront-ils encore se faire les complices silencieux d’actions aussi barabares … au titre d’une amitié qui de surcroît reçoit peu de reconnaissance. Combien de temps encore nous sortira-t-on l’histoire du drame vécu par le peuple juif pour essayer de nous faire croire qu’en raison de cette histoire, tout doit être pardonné à l’Etat d’Israel et que rien ne saurait lui être reproché. Comme si cette histoire était unique dans son atrocité et qu’il n’en existait nulle autre ?

Comment imaginer un instant qu’au non des atrocités subis par leurs aïeux, les descendants des esclaves africains déplacés à travers les continents dans les conditions les plus inhumaines que tout le monde connaît ou ceux des Indiens d’Amérique exterminés avec une rare barbarie puissent jouir, aujourd’hui encore, d’un statut d’immunité de fait qui leur permettrait, au nom de cette histoire, d’agir en toute impunité arguant du fait qu’ils n’agissent ainsi que pour éviter que l’histoire ne se renouvelle.

L’enfant gâté des puissances occidentales est en train de faire une vilaine crise d’adolescence. A force de transgresser les règles de bienséance dûes aux protecteurs, Israel sera de plus en plus appelé à voler de ses propres ailes … mais le pourra-t-elle seulement ? et combien même pourrait-elle souhaiter réintégrer à nouveau le doux cocon « familial », ne sera-t-il pas trop tard ? Trop de sang perle désormais de ses mains. Souvenons-nous des atrocités infligées aux enfants de Gaza … des morts par milliers et des images insoutenables d’enfants mutilés par des armes prohibés.

Si la grandeur d’un Etat devait se mesurer aux actions qu’il met en oeuvre pour assurer le bonheur des enfants, d’où que puissent venir ces enfants, alors Israel serait classé en queue du peloton. Et comment douter d’une telle évidence lorsque l’on sait qu’en agissant aujourd’hui de façon aussi barbare, l’Etat israelien sème les graines de la barbarie qui, demain peut-être, menacera leurs propres enfants.

Drôle de façon de concevoir la politique. Pauvres enfants d’Israel, sachez que du fond du coeur, j’ai mal au sort que les adultes de votre pays sont en train de vous infliger. Mais j’oubliai : c’est vrai qu’à voir le niveau de corruption qui gangrène la classe politique israelienne, il n’y a là rien d’étonnant.    

 







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