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De la manipulation des temps

8062010

Il est erroné de parler de temps au singulier. Puisqu’il existe une grande variété de temps, c’est au pluriel qu’il faudrait toujours conjuguer ce mot. La lettre  »s » qui en conclue l’orthographe, même conjugué au singulier, semble ne pas être anodine à cet égard. Le temps est divers et multiple. Il peut être infiniment court comme il peut sembler ne pas avoir de fin. Il va de la nano-seconde à l’éternité. Ephémère il est lorsqu’il dure le temps d’un éclair illumant le ciel. Sans fin il apparaît lorsque l’on mesure le temps écoulé depuis que l’humanité peuple la terre et que l’on garde à l’esprit que ce temps là continue de se dérouler sous nos yeux sans que l’on ne soupçonne d’ailleurs quelle en sera la limite.

Dans cette diversité de temps, il y a comme une horloge magique battant à plusieurs vitesses où une foultitude d’évènements iraient puiser leur rythme. Le temps marque ainsi la vie, dans toute sa diversité. Le temps d’une grossesse, celui que prend une fleur pour éclore, un fruit pour mûrir, un être pour s’assagir, une saison pour succéder à une autre, une génération pour en remplacer une autre … Il n’existe pas un événement qui ne soit directement lié au temps. Le temps est généreux. Il peut prendre autant de formes que ne le lui dictent les évènements. Ce faisant, il s’offre à l’évènement dans les conditions qui rendent sa survenue possible. Le temps est bienveillant. Il se porte comme un costume taillé sur mesure.

Une fois ses mesures prises, il suffit de le laisser faire. Il faut laisser le temps au temps. Le temps est tout sauf tyrannique. Il n’est qu’abnégation. Il est au service de ce dont il détermine désormais le rythme.

Mais le temps a un ennemi. Son ennemi, c’est l’homme. Il y aurait tant de choses à dire sur cette animosité. A commencer par le fait qu’à force d’essayer d’aller plus vite que le rythme naturel du balancier et de vouloir s’inventer des choses dont on peut tout démontrer sauf la nécessité vitale, l’homme en arrive à détruire son propre environnement. L’homme oublie que le temps n’est pas à l’image de la bête que l’on peut apprivoiser. Combien même déciderait-il par exemple de remonter le temps qu’il n’y parviendrait bien naturellement pas.

Le temps est souverain, impérial, implacable. Essayer de vendre un temps donné pour un autre relève du charlatanisme. Et nombreux sont les charlatans qui, pour satisfaire leur égo et faire prospérer leur fond de commerce, partant de l’ignorance de ceux qui les écoutent, n’ont de cesse de se prêter à ce jeu.

Appliqué à la politique, ce jeu peut produire des effets redoutables. Abuser l’opinion en lui faisant passer un temps pour un autre est irresponsable. Cela ne peut, tout au plus, se solder que par une perte de temps…car une fois son rythme arrêté, le temps n’est plus extensible ni réductible. Le temps qu’éclose la rose ne ressemblera jamais à un autre. Qu’on se le dise bien.  







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