Quel gâchis !

13122010

Voltaire ne croyait pas si bien dire lorsqu’il lançait : “Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge”. Une fois encore, quelque part dans la banlieue de New York, le Maroc entamera un nouveau round de négociations avec les représentants du Front Polisario. Ironie de l’histoire, des deux côtés de la table qui les réunira, il se trouvera parfois, représentés dans l’un et l’autre camp, des membres d’une seule et même famille.

Nos voisins algériens y auront consacré toute leur énergie. Ils auront tout investi et fait feu de tous bois pour nourrir une crise qui marquera sans aucun doute l’histoire de la région. Pour des raisons initialement idéologiques, devenues caduques avec la fin de la guerre froide et la chute du mur de Berlin, l’Algérie n’a eu de cesse de brandir le fallacieux droit des peuples à l’autodétermination pour justifier sa prise de position et son soutien actif aux séparatistes du Polisario. Alors qu’en réalité, il ne s’agissait ni plus ni moins que d’instrumentaliser un contentieux fabriqué de toutes pièces pour faire diversion et détourner l’attention d’une opinion publique algérienne désespérée et en prise à une situation politique intérieure chaotique. L’Algérie, sens dessus dessous, l’Algérie prise en otage par une armée de terroristes déterminés, l’Algérie ravagée par une corruption endémique, la solution était ainsi toute trouvée.

Pendant que les peuples de la région rêvent d’union, certains de leurs dirigeants sèment ainsi la discorde. Pendant qu’en Europe, l’espace de Schengen efface les frontières, de ce côté-ci de la méditerranée, on veut en créer de nouvelles. Le spectacle est affligeant. Cette inconséquence outrancière et désinvolte fait tourner le dos des Etats de la région à l’avenir. De ce côté-ci de la Méditerranée, il semble que le temps ne soit pas d’or…il n’est que de toc.

Quel bien triste tableau que celui qui s’offre aujourd’hui à nos yeux…deux voisins, partageant une triple appartenance commune à la religion musulmane, à la nation arabe et au continent africain, contraints de faire appel à de lointains arbitres pour résoudre un conflit quasi-familial! 




Monde décadent…France déliquescente…le preuve par 2 GAULES.

9112010

Tout le monde s’en réclame. Preuve, s’il en faut, qu’il reste aujourd’hui une référence unique. Illustration aussi et triste aveu que les moeurs politiques ont connu une dégradation dont la dimension pourrait donner le vertige.

La preuve de tout cela empruntée à deux Gaules qui se sont succédés durant la cinquième république.

Il est dit, et ce n’est point une anecdote, que le Général De Gaulle avait, posés sur son bureau, deux encriers. Le premier, dont il se servait pour rédiger les documents qu’il lui arrivait de rédiger dans le cadre de ses fonctionx présidentielles, lui était fourni par l’intendance de l’Elysée, aux frais du contribuable. Quoi de plus normal ? Quant au second qu’il utilisait pour les besoins de ses oeuvres privées, le Général se faisait un devoir de le faire livrer à sa charge personnelle, sur son pécule propre. Ceci est l’image de la 1ère Gaule. Mes respects, mon Général.

La seconde, moins élogieuse, est la GAULE d’aujourd’hui. On y fête ostentoirement la victoire aux élections, entourés des plus nantis, dans les endroits hupés des Champs Elysées. On y voit, navrée, la vie politique marquée par des scandales plus désolants les uns que les autres.  On y voit la morale céder le pas aux calculs. On y voit les intérêts particuliers prendre le dessus sur les desseins collectifs. On y décèle comme les premiers signes annonciateurs d’un retour structurel de tendance. De cette GAULE là, on en arrive à avoir le triste pressentiment qu’une belle page est en voie d’être tournée et que l’autre, celle-là qui est en train de s’ouvrir, n’aura jamais  plus le goût de celle-là qui se tourne.

Quel triste tableau que celui qui se dessine.




Mes héros … à moi.

28102010

Ils sont là, omniprésents. Quelque soit le magazine que vous feuilletez, le journal dont vous faites défiler les pages ou la chaîne de télé que vous regardez, la probabilité est grande pour que vous les y croisiez. Ils font quotidiennement la une de l’actualité. Ils feraient presque toute l’actualité à eux seuls. Généralement, on les présente par groupe de cent. Ce sont les “cent” qui font bouger le monde. Leurs photos font la une des quotidiens. D’une année sur l’autre, il arrive que quelques visages disparaissent pour céder la place à de nouveaux visages…par une alchimie qu’un profane aurait du mal à déchiffrer.  

Mais la tendance reste lourde. Ce sont grosso modo les mêmes têtes qui s’offrent à nos regards, répétitives. Les surprises sont rares. Les surprises n’arrivent que pour mieux faire admettre la continuité, pour mieux la justifier.

Et de ces visages, dois-je l’avouer, je suis las. Que l’on veuille absolument nous faire prendre des vessies pour des lanternes m’afflige profondément. Qu’à force de matraquage d’images, on veuille nous inculquer, insidieusement, l’idée que les meilleurs d’entre sont très précisément recensés et identifiés me désespère. Que par ricochet, on en vienne à nous “rassurer” sur notre médiocrité relative et notre quasi-inutilité me consterne. Cette vérité imposée provoque en moi un sentiment de profond découragement.

Car ma conviction est ailleurs. Ceux-là qui apportent véritablement des choses positives à leurs semblables agissent hors les feux des projecteurs. Leur souci véritable de l’efficacité et leur abnégation sincère ne leur laissent pas le temps de se prêter à des séances photos. De ces gens là, on ne parle quasiment jamais. Et je les soupçonne d’être si nombreux que je considère que de les ignorer constitue une véritable injustice, pour ne pas dire une insulte.

Je suis impressionné par le dévouement de ces jeunes instituteurs qui, dans l’accomplissement de leur mission, acceptent de se fixer dans les régions les plus enclavées du pays pour prendre en charge l’éducation de jeunes enfants qui, autrement, resteraient livrés à eux-mêmes…un véritable sacerdoce. Je pense aussi, dans les mêmes termes et avec la même admiration, à ces professionnels de la santé qui s’acquittent de leurs tâches à dos de mulets pour prodiguer leurs soins à ceux de nos compatriotes qui vivent dans certaines des régions les plus inaccessibles de notre pays. Et ils sont bien d’autres encore à se rendre utiles et de diverses manières.

J’ai également en mémoire le visage de certains de ces “Marocains d’ailleurs” auxquels une chaîne de télévision nationale a eu l’intelligence de consacrer une bienheureuse émission, des Marocains qui, pour un grand nombre et dans de multiples domaines, font autorité au niveau mondial. Mais il est bien vrai que ceux-là, bien trop occupés par leurs travaux de laboratoire et la préparation de leurs communications scientifiques, se désintéressent totalement de la médiatisation de leur image. L’essentiel, pour eux n’est pas là…il est dans l’efficacité et la capacité à apporter une contribution réelle à l’humanité, à quelqu’échelle que soit cette contribution.

S’il est donc une liste à laquelle je voudrais rendre hommage ici, c’est celle des trentes millions de marocains, exclusion faite des cents que l’on connaît déjà.  Ceux-là, qui dans la discrétion et le labeur quotidien apportent, à chaque instant et au moment même où je cherche mes mots, leur petite pierre à l’immense édifice que la communauté s’attache à bâtir. A ceux-là qui se trouvent occupés dans les champs, sur un chantier de construction ou ailleurs, je voudrais dire que, pour moi, ce sont eux qui font le monde. Ce sont eux…les véritables êtres providentiels.   

 




La « parlante »…

27102010

 » Si ce que tu as à dire est moins beau que le silence alors tais toi!  »
 

Proverbe Arabe




Et l’on ose parler d’amour…

15092010

A bien y réfléchir, l’amour n’est qu’une vue de l’esprit. Plus grave encore est le fait qu’il n’est, finalement, que l’une des manifestations de l’égoïsme des hommes … et des femmes aussi, bien sûr.

Aimer sans le faire savoir et sans rien attendre de celui ou de celle que l’on aime ne viendrait à l’esprit de personne.

Aimer c’est, bien souvent, attendre en retour d’être aimé soi-même, d’être le point focal de toutes les attentions, de susciter toutes sortes de sentiments destinés à apaiser notre égo, sans que l’on ne se soucie de celui de l’autre.

Aimer est donc éminemment égoïste lorsque l’on y pense.

Se relever de la douleur provoquée par la perte d’un père, d’une mère ou d’un enfant, retrouver le sourire après cela et voir la vie reprendre son cours dérisoire et léger est la preuve ultime que l’amour n’est qu’une construction de l’esprit, le produit d’une démarche intellectuelle rationnelle et intéressée du fait même de la nature humaine, égoïste par essence.

Aimer…la belle affaire.

 

 

 

 







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